Publié le jeudi 15 janvier 2009

Un avion commercial plonge dans la rivière Hudson : tous sont sains et saufs

15 01 2009

( Agence France-Presse - New York ) - Un Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways transportant une centaine de personnes s'est abîmé jeudi dans le fleuve Hudson après son décollage de l'aéroport de New York La Guardia, et flotte sur les eaux glacées.

Le vol 1549 transportait 135 passagers à destination de Charlotte, en Caroline du Nord, selon la chaîne CNN.

Tous les passagers ont pu quitter l'appareil et attendre, debout sur les deux ailes de l'avion, les nombreux ferries qui les ont secourus.

Tous sont sains et saufs, un vrai miracle.

L'appareil a heurté une volée d'oiseaux en décollant de La Guardia.




Un avion crash dans la rivière Hudson

15 01 2009

( Blogue-Média-CNN-RDI ) - Un avion de la compagnie US Airways s'est abimé vers 15h45 dans la rivière Hudson à New York.

L'appareil, un Airbus A320, venait de décoller de La Guardia en direction de Charlotte en Caroline du nord, avec entre 135 et 150 passagers à bord.

Les nombreux ferries se trouvant dans le secteur se sont immédiatement dirigés sur les lieux de la catastrophe.

Au moins une quinzaine de personnes ont été secourues alors qu'elles se trouvaient dans les eaux froides de la rivière avec des vestes de flottaison.

Les secours se poursuivent.

Les images télévisées montrent que seule la queue de l'avion est immergée.

On apprend que tous les passagers sont sains et saufs.

Le pilote avait fait savoir à la tour de contrôle que des oiseaux avaient été captés par les moteurs de l'appareil.




Un avion plonge dans la rivière Hudson à New York

15 01 2009

( Associated Press ) - Un avion de la compagnie US Airways s'est abîmé dans le fleuve Hudson à New York. Des bateaux se portent au secours des passagers.

Selon les premières informations, il s'agirait d'un appareil Airbus A320 avec une centaine de personnes à bord.

L'avion venait de décoller de l'aéroport La Guardia à New York en direction de la Floride.

Plus de détails à venir.




La cigarette rend accro plus rapidement qu'on ne le croyait

15 01 2009

( Claudette Samson - Le Soleil ) - (Québec) - La cigarette peut rendre accro beaucoup plus rapidement qu'on ne l'avait cru jusqu'ici. Une étude longitudinale réalisée depuis 1999 auprès de 1293 jeunes Québécois révèle que de très fortes envies de fumer sont ressenties à peine cinq mois après la première bouffée, et non deux ou trois ans plus tard ainsi qu'on le croyait jusqu'ici.

L'étude NICO, dont certains résultats ont été rendus publics jeudi lors du lancement de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac, fait ressortir la vulnérabilité des individus porteurs du marqueur génétique CYP2A6. Ce marqueur était connu, dit la chercheure principale, Jennifer O'Loughlin, mais c'est la première fois qu'il est étudié dans une étude longitudinale, c'est-à-dire observant les mêmes individus pendant une longue période de temps.

Selon la chercheure rattachée à l'Université de Montréal, cette rapidité à développer une dépendance est un élément majeur, considérant la difficulté à cesser de fumer. Des 68 % de fumeurs qui en ont fait la tentative, 92 % avaient rechuté après un an, dit-elle.

Mythes déboulonnés

NICO déboulonne par ailleurs un mythe particulièrement répandu chez les jeunes filles, à savoir que le tabac permet de rester plus mince. Les jeunes filles qui fument et celles qui ne fument pas n'ont aucune différence de poids, dit Mme O'Loughlin en entrevue téléphonique. Il en va de même chez les garçons, bien que cet argument soit beaucoup moins souvent invoqué par ceux-ci comme raison de fumer.

Par contre, la cigarette entraîne une différence marquée entre les sexes au niveau de la croissance. Alors qu'elle ne semble pas affecter celle des filles, les garçons qui en grillent de 10 à 12 par jour à partir de leur première année de secondaire mesurent en moyenne cinq centimètres de moins à la fin du secondaire que ceux qui fument peu ou pas.

L'étude, qui se poursuit jusqu'en 2012, est financée par l'Institut national du cancer du Canada grâce au soutien financier de la Société canadienne du cancer.

Des informations sur le tabagisme et les façons d'aider son enfant ou un proche à ne pas fumer sont disponibles sur le site www.mondesansfumee.ca.




Communications mobiles
Rogers Sans-fil effectue plusieurs mises à pied

15 01 2009

( Canoë - Argent - Katia Germain - Georges Pothier ) - Rogers Sans-fil a effectué plusieurs mises à pied au Canada cette semaine.

Dans une note de service interne, le président de l'entreprise, Rob Bruce, explique à ses employés l'importance de ces mesures.

«C'est aujourd'hui que nous amorçons ces réductions d'effectifs ciblées. Certains de vos collègues ont déjà quitté Rogers Sans-fil et Fido. Ces décisions n'ont pas été faciles à prendre et ont fait l'object d'une longue réflexion. Nous avons soigneusement évalué nos activités, les perspectives économiques et la possibilité de concentrer nos ressources sur les tâches prioritaires», déclare M. Bruce.

Selon les informations obtenues par Argent, les mises à pied annoncées hier toucheraient au moins 60 employés dans le service à la clientèle. D'autres compressions auraient été effectuées aujourd'hui dans le secteur du marketing.




Nouveau partenariat de TM4
Auto électrique : Hydro embraye avec Tata

15 01 2009

( François Pouliot - François Gagnon - ARGENT ) - La filiale TM4 d’Hydro-Québec a développé un moteur électrique nouvelle génération qui sera testé en 2009 et 2010 par une filiale du géant industriel indien Tata.

C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui Hydro au Salon de l’auto de Montréal, en dévoilant la Indica, une automobile qui a une autonomie de 200 km et peut atteindre une vitesse de pointe de 110 km/h.

TM4 est un partenariat Hydro-Québec/Dassault à 65%-35% pour la fabrication de moteurs électriques. La société avait jusqu’ici produit une dizaine de moteurs électriques qui étaient testés dans la Cleanova, une automobile assemblée par Société de véhicules électriques (SEV), une filiale de Dassault. Ce projet semble cependant avoir pris l’eau après que SEV eut décidé de se retirer de l’assemblage de voitures électriques.

TM4 a cette fois décidé de modifier son modèle d’affaires et de tenter une approche auprès de plusieurs fabricants automobiles. « Nous avons développé une machine (moteur) qui peut avoir une très grande souplesse. Nous présentons depuis un an et la réponse est très bonne », a dit le président de TM4, Claude Dumas, en précisant qu’un moteur hybride avait également été développé.

Les tests du nouveau moteur (et de la nouvelle automobile) seront effectués sur les routes de la Norvège , où est située la filiale Miljo, de Tata. Au total 110 moteurs seront fournis à Miljo. Ceux-ci seront fabriqués à l'usine de Boucherville où travaillent une centaine d'employés.

Hydro ne peut dire combien d’argent ont été investi dans le développement du nouveau moteur, ni combien elle investira dans la fabrication des 110 nouveaux moteurs.

La société entend poursuivre son démarchage auprès d’autres constructeurs automobiles.

Interrogée sur l’avenir de Dassault dans l’actionnariat de TM4, une porte-parole d’Hydro-Québec a indiqué que la société française était toujours partenaire.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

15 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le jeudi 15 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Vents jusqu'à 15 km/h. Minimum moins 32. Refroidissement éolien de moins 36 ce soir.

Vendredi:

Ensoleillé. Vents jusqu'à 15 km/h. Maximum moins 23. Refroidissement éolien de moins 35.

Vendredi soir et nuit:

Quelques nuages. Minimum moins 32.

Samedi:

Ensoleillé. Maximum moins 20.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 19.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 15.




Le monde du cinéma rend hommage à Claude Berri

15 01 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Quelque 800 personnes dont de très nombreuses figures du cinéma ont assisté jeudi après-midi à Bagneux, en banlieue parisienne, aux obsèques du producteur, réalisateur et acteur français Claude Berri, décédé lundi à l'âge de 74 ans.

Parmi les personnalités présentes qui entouraient la famille figuraient notamment les acteurs Vincent Cassel, Fanny Ardant, José Garcia, Émilie Dequenne, les réalisateurs Roman Polanski, Bertrand Blier et Claude Lelouch.

Les comédiennes Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart et Agnès Soral étaient aussi présentes.

Mathilde Seigner ainsi que toute l'équipe du dernier film de Claude Berri, Trésor, actuellement en tournage, étaient là.

Très ému, le réalisateur Jean-Jacques Annaud a évoqué «ce personnage singulier unique dans notre métier» qu'était Claude Berri, pour rappeler qu'il avait été à la fois acteur, réalisateur, producteur et distributeur.

L'acteur Alain Delon a rendu hommage à un homme qui a été «pour nous tous un géant, un chef de famille direct, authentique et instinctif». «Tu es parti sur un triomphe», a-t-il conclu, faisant allusion au film Bienvenue chez les Ch'tis que Claude Berri a produit aux côtés de Pathé.

La ministre de la Culture Christine Albanel était là ainsi que son prédécesseur Renaud Donnedieu de Vabres. L'inhumation a eu lieu dans l'intimité.

Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon est devenu le plus gros succès français au box-office avec plus de 20 millions de spectateurs.

Outre de nombreux succès populaires, Claude Berri, incontournable figure du 7e Art en France, a aussi produit Tess de Roman Polanski et La Reine Margot de Patrice Chéreau, ainsi que des films d'Éric Rohmer, Maurice Pialat, André Téchiné, Jean-Jacques Annaud, Claude Zidi, Alain Chabat ou Costa-Gavras.




Au fédéral
Les maires des grandes villes demandent de la souplesse et de la rapidité

15 01 2009

( La PRESSE CANADIENNE - MONTREAL ) - Les maires des grandes villes canadiennes, réunis jeudi à Ottawa, ont réitéré leur demande au gouvernement fédéral de débloquer rapidement les fonds pour réinvestir dans les infrastructures municipales et, surtout, d'énoncer des critères simples et de faire preuve de souplesse.

Au cours d'une rencontre avec la presse qui a suivi leur rencontre, les maires présents ont souligné leur volonté de faire leur part pour stimuler la création d'emplois, en ces temps économiques difficiles au Canada. Mais pour ce faire, ont-ils insisté, le programme fédéral doit être souple, simple, avec des règles claires.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a pris la peine de répéter que les critères sont très importants.

L'idée, ont rappelé les élus municipaux, est de faire démarrer des projets le plus rapidement possible, sans lourdeur administrative, afin de créer le plus d'emplois possible et stimuler ainsi l'économie.

La veille de cette réunion du caucus des maires des grandes villes canadiennes, la Fédération canadienne des municipalités avait présenté une liste de projets qui pourraient être démarrés rapidement, totalisant 13,7 milliards $.

La fédération municipale avait déploré le fait que la formule adoptée pour répartir les sommes prévues était si complexe que des montants inscrits au budget de 2007 n'avaient toujours pas été dépensés en 2009, malgré l'urgence des besoins.

Le ministre responsable du dossier des infrastructures, John Baird, s'était déjà dit ouvert, mercredi, aux demandes de la Fédération canadienne des municipalités.




La montée du niveau des mers menace des villes africaines

15 01 2009

( Agence France-Presse - Le Cap ) - Des villes portuaires d'Afrique - Le Cap, Lagos et Alexandrie - sont menacées par la montée du niveau des mers, due au réchauffement climatique et qui pourrait provoquer le déplacement de millions de personnes, ont estimé mercredi des scientifiques au Cap (Afrique du Sud).

«Le risque de catastrophe est élevé quand la probabilité d'un danger est grande, quand la vulnérabilité face aux dégâts de ce danger est grande et quand la capacité à gérer les conséquences de cette événement est faible», a déclaré Geoff Brundrit, du Réseau global d'observation des océans en Afrique.

De nombreux pays africains n'ont pas de «résistance» face à des tempêtes de plus en plus dévastatrices et n'ont pas fini de se remettre du passage de l'une d'entre elles qu'ils sont déjà frappés par la suivante, a-t-il expliqué à l'AFP, en marge d'une conférence internationale sur le changement climatique au Cap, dans le sud de l'Afrique du Sud.

A Lagos, au Nigeria, ville la plus densément peuplée d'Afrique avec plus de 15 millions d'habitants, les tempêtes inondent déjà les bas quartiers, et des étendues de terres pourraient être submergées par la montée du niveau de la mer, a estimé M. Brundrit.

«Où vont aller les gens?», s'est demandé le scientifique, selon qui le gouvernement local «se préoccupe plus du développement de Lagos» que de la gestion des risques.

Alexandrie (Egypte), l'une des plus vieilles cités du monde, a aussi connu de violentes tempêtes. Une élévation du niveau des eaux de seulement cinquante centimètres mettrait les deux-tiers de la population au niveau de la mer, avec des risques accrus d'inondation.

Au Cap, de larges étendues de la zone industrielle, des promenades et des propriétés du bord de mer peuvent être touchées par une hausse de 2,5 mètres du niveau de la mer dans les 25 prochaines années, entraînant des millions de dollars de dégâts, a estimé Anton Cartwright, économiste de l'environnement.

La ville est cependant plus préparée que d'autres en Afrique, et le gouvernement local a commandé une étude sur les effets de l'élévation du niveau des mers.

Selon M. Brundrit, il faut créer «des zones tampons le long des côtes» vulnérables et y restreindre le développement.




Alerte au tsunami au Kamtchatka après un fort séisme

15 01 2009

( Agence France-Presse - Moscou ) - Une alerte au tsunami a été déclenchée dans la principale ville du Kamtchatka (Extrême-Orient russe), à la suite d'un fort séisme, de magnitude 7,3, survenu à l'est des Kouriles, a annoncé jeudi l'agence RIA Novosti citant le ministère des Situations d'urgence.

L'alerte a été déclenchée «en liaison avec le tremblement de terre ressenti à Petropavlovsk-Kamtchatski», a déclaré l'antenne régionale du ministère citée par l'agence.

L'Institut de géophysique américain (USGS) avait annoncé sur son site qu'une secousse de 7,3 était survenue à l'est de l'archipel des Kouriles, dans l'Océan Pacifique, au centre d'un conflit territorial entre la Russie et le Japon.

Le séisme s'est produit à 03H49 vendredi (12 h 49 HNE) à 428 kilomètres à l'est de la cité russe de Severokourilsk et à 1787 kilomètres au nord-est de Tokyo, selon l'USGS.




J'ai voulu être président pour vous, écrit Obama à ses filles

15 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président élu américain Barack Obama a écrit une longue lettre ouverte à ses filles, publiée jeudi dans un magazine populaire, dans laquelle il explique avoir voulu être président pour elles «et tous les enfants de la nation».

«Et puis vous êtes arrivées dans ma vie, avec toute votre curiosité, espièglerie et ces sourires qui jamais ne manquent de remplir mon coeur», écrit le président élu, 47 ans, à ses filles Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans, dans la lettre publiée dans le magazine Parade, supplément à de nombreux quotidiens le week-end.

«J'ai réalisé que ma propre vie ne compterait pas pour grand chose si je n'étais pas capable d'assurer que vous ayez toutes les chances de bonheur (...) C'est comme ça, les filles, que j'ai été candidat à la présidence», écrit Barack Obama.

Il indique qu'il veut aussi «que chaque enfant ait les même chances d'apprendre, de rêver, de se réaliser que celles que vous avez, les filles».

Le président-élu, qui signe «Dad», explique encore à Malia et Sasha les nécessités de la guerre.

«Quelquefois nous devons envoyer nos jeunes hommes et femmes à la guerre et dans d'autres situations pour protéger notre pays. Mais quand nous le faisons, je veux être sûr que c'est seulement pour une très bonne raison et que nous essayons du mieux possible de régler nos différents dans la paix», ajoute M. Obama.

Il dit encore à ses filles qu'elles «ont l'obligation de rendre quelque chose à ce pays qui a tant donné pour leur famille».




Saguenay
Cathy-Gauthier a comparu aujourd'hui

15 01 2009

( LCN ) - La seule survivante du terrible drame familial qui a fait 4 morts le soir du Jour de l'an à Saguenay, a comparu ce matin au palais de justice de Saguenay.

Cathy Gauthier-Lachance, qui est accusée d'avoir tué ses 3 enfants et d'avoir aidé son mari à se suicider, s'est présentée au tribunal avec un plâtre au poignet droit.

Sa comparution n'a duré que quelques minutes, le temps que son avocat demande la tenue d'une enquête préliminaire qui aura lieu le 18 mars.

Lors de sa comparution, la femme de 34 ans est restée stoïque, les yeux rivés au sol. Pas une fois, elle a regardé le juge ou la salle d'audience.

Elle a quitté le tribunal en refoulant des larmes. Elle est ensuite retournée sous escorte à l'hôpital de Chicoutimi où elle est toujours sous observation.




Nouveau record de consommation d'électricité

15 01 2009

( Karim Benessaieh - La Presse ) - Le record n'a rien de glorieux mais il était prévisible: les Québécois ont établi ce matin, entre 6h et 9h, une nouvelle pointe de consommation d'électricité avec 36 300 mégawatts. Le précédent record de 36 268 MW a été établi il y a quatre ans jour pour jour, le 15 janvier 2004. On avait alors enregistré un sibérien -29,1 degrés Celsius à 8h le matin.

Au plus fort de la demande, ce matin, quelque 12 000 abonnés ont manqué de courant, victimes de défaillances du réseau trop sollicité. Il en restait 2000 à rebrancher vers midi.Hydro-Québec s'attend par ailleurs à fracasser ce nouveau record dès demain matin. On s'attend à une pointe de consommation de 37 900 mégawatts en matinée. «On a assez d'électricité pour répondre à cette demande mais on relance l'appel à la population pour réduire sa consommation», dit le porte-parole Louis-Olivier Batty. La société d'État recommande de baisser le chauffage de deux degrés, de réduire l'éclairage à l'essentiel, surtout à l'extérieur, de limiter l'usage de l'eau chaude et de reporter l'utilisation des gros appareils électroménagers en-dehors des heures de pointe. «En 2004, on a réussi à économiser 800 mégawatts de cette façon», rappelle le porte-parole.




Nouveau record de consommation d'électricité.

15 01 2009

Publié le 15 janvier 2009 à 12h15 | Mis à jour à 12h58 Nouveau record de consommation d'électricité * Taille du texte * Imprimer * Envoyer Votre nom Votre courriel Courriel du destinataire Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules. Ajouter un commentaire Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères. Me transmettre une copie Transfert des données Merci: Votre message a bien été envoyé! Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici * Partager o facebook o reddit o del.icio.us o Google Du même auteur * Nouveau record de consommation d'électricité * Bye Bye: la Ligue des Noirs demande des excuses formelles * Plusieurs groupes sportifs amateurs dans l'oeil du fisc * 82 millions de dons «abusifs» * Sécurité au Sommet de la Francophonie: la facture atteint 28 millions Nouveau record de consommation d'électricité Agrandir Le froid intense pousse la consommation d'électricité vers des sommets. Photo: Rémi Lemée, La Presse Karim Benessaieh La Presse Le record n'a rien de glorieux mais il était prévisible: les Québécois ont établi ce matin, entre 6h et 9h, une nouvelle pointe de consommation d'électricité avec 36 300 mégawatts. Le précédent record de 36 268 MW a été établi il y a quatre ans jour pour jour, le 15 janvier 2004. On avait alors enregistré un sibérien -29,1 degrés Celsius à 8h ce matin. Au plus fort de la demande, ce matin, quelque 12 000 abonnés ont manqué de courant, victimes de défaillances du réseau trop sollicité. Il en restait 2000 à rebrancher vers midi.Hydro-Québec s'attend par ailleurs à fracasser ce nouveau record dès demain matin. On s'attend à une pointe de consommation de 37 900 mégawatts en matinée. «On a assez d'électricité pour répondre à cette demande mais on relance l'appel à la population pour réduire sa consommation», dit le porte-parole Louis-Olivier Batty. La société d'État recommande de baisser le chauffage de deux degrés, de réduire l'éclairage à l'essentiel, surtout à l'extérieur, de limiter l'usage de l'eau chaude et de reporter l'utilisation des gros appareils électroménagers en-dehors des heures de pointe. «En 2004, on a réussi à économiser 800 mégawatts de cette façon», rappelle le porte-parole.




Bush fait ses adieux à l'Amérique ce soir

15 01 2009

( Ben Feller - Associated Press - Washington ) - À cinq jours de l'investiture de Barack Obama, George W. Bush doit prononcer son discours d'adieu jeudi soir après huit années d'une présidence tumultueuse. L'occasion une nouvelle fois pour le chef de la Maison-Blanche sortant de défendre son bilan très controversé, une «mission» qui devrait continuer à l'occuper après son départ de Washington.

Le président américain doit faire ses adieux au pays lors d'un discours de 12 à 15 minutes prévu à 20h dans la salle est de la Maison-Blanche, auquel devait assister un public restreint et trié sur le volet.

Il doit suivre le même canevas que Bill Clinton, Ronald Reagan et Jimmy Carter, et bien d'autres de ses prédécesseurs, lorsqu'ils se sont livrés à cet exercice: exprimer sa gratitude envers son pays, sa fierté de l'avoir servi, souhaiter bonne chance au prochain président et évoquer les grands défis à venir.

Mais M. Bush devrait aussi défendre une nouvelle fois son héritage politique très contesté, ce qu'il s'est déjà employé à faire ces dernières semaines. Pour l'impopulaire président et ses fidèles soutiens, son bilan pourrait se résumer ainsi: il a assuré la sécurité du pays après le 11-Septembre, baissé les impôts, libéré les Irakiens et les Afghans, réformé l'éducation, enregistré 52 mois consécutifs de croissance de l'emploi, pris des décisions importantes quand l'économie a plongé, réformé l'armée et amélioré la réponse aux catastrophes après l'ouragan Katrina.

Mais ses nombreux détracteurs ont une tout autre vision des deux mandats accomplis par M. Bush. Ils en retiennent qu'il a dilapidé le capital de sympathie internationale dont bénéficiait le pays après le 11 septembre, entraîné les États-Unis dans une guerre tragique et inutile en Irak, présidé à la destruction de 2,6 millions d'emplois en 2008, fait gonfler la dette publique, tardé à réagir à Katrina, divisé le pays et refusé d'écouter la volonté populaire.

Les historiens estiment qu'il faudra du temps pour évaluer cette présidence de la manière la plus juste possible. Une chose est sûre, M. Bush se soucie dès maintenant de la perception que ses concitoyens ont de son bilan. Il a multiplié les discours ces dernières semaines pour le défendre. La Maison-Blanche a même diffusé sur son site web une liste de «100 choses que les Américains ne savent peut-être pas sur le bilan de l'administration Bush».

Son père, l'ancien président George H.W. Bush, n'a jamais prononcé de discours d'adieu, mais il pourra lui donner des conseils pour aborder sa vie post-Maison-Blanche. Après l'investiture de Barack Obama mardi, M. Bush retrouvera une vie normale. Enfin pas tout à fait, car il restera malgré tout l'une des personnes les plus connues de la planète.

Dans des écrits, son père avait relaté sa vie avec son épouse juste après son départ de la présidence: «C'est moi qui fais la vaisselle. Je rince les assiettes et les mets dans la machine. Presque en même temps, je remplis la machine à café. Et ensuite nous promenons les chiens.»

Le président sortant s'imagine se lever le matin et préparer le café pour son épouse, Laura. Il aura en tout cas le choix entre deux domiciles: son ranch bien-aimé de Crawford, au Texas, et la nouvelle propriété que la First Lady a choisie pour eux dans une banlieue chic de Dallas.

Agé de 62 ans, M. Bush est plus jeune après deux mandats présidentiels que son père lorsqu'il est entré à la Maison-Blanche. Il prévoit d'être «assez libre pendant un moment» mais avoue qu'il deviendrait nerveux en l'absence d'activité et d'un minimum de discipline.

Il a en tout cas un projet de livre: l'ouvrage porterait sur les décisions les plus difficiles de sa présidence et mettrait l'accent sur le contexte où elles ont été prises, notamment les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre.

M. Bush aura également son centre présidentiel à la Southern Methodist University de Dallas: il comprendra une collection d'objets liés à son administration, un musée et un institut politique visant à promouvoir la liberté et des mesures phares de sa présidence, par exemple en matière de lutte contre le SIDA et le paludisme.

«Je pense qu'il se sent incompris, et qu'il va essayer de s'expliquer» sur son héritage politique, estime Bruce Buchanan, de l'université du Texas.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

15 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le jeudi 15 janvier 2009

Avertissement de smog en vigueur.

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Maximum moins 22.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 32.

Vendredi:

Ensoleillé. Maximum moins 23.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 23.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 19.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 15.




Un financier simule sa mort en avion pour échapper à des poursuites

15 01 2009

( Agence France-Presse - Miami ) - Un conseiller financier de l'Indiana est accusé d'avoir simulé sa mort dans le crash de l'avion qu'il pilotait afin d'échapper à des poursuites dans plusieurs États.

Marcus Schrenker était mercredi détenu dans un hôpital de Tallahassee (Floride), où il se remettait de blessures aux poignets, a indiqué un porte-parole de la police, Scott Wilson.

M. Schrenker, 38 ans, avait été retrouvé mardi soir par les autorités alors qu'il se cachait dans un camping de l'État.

Dimanche, il avait placé son petit avion sur pilote automatique et lancé un message de détresse avant de sauter en parachute et de laisser s'écraser l'appareil près de Milton, en Floride, déclenchant des recherches.

Le parachutiste avait atterri en Alabama et gagné un motel en auto-stop. Il s'était ensuite enfui sur une moto, qu'il avait cachée auparavant, avant d'être rattrapé par la police.

L'idée de cette mort déguisée semble lui être venue au Nouvel An, quand sa maison et ses bureaux, dans la banlieue d'Indianapolis, avaient été fouillés par les autorités qui soupçonnaient une fraude financière. Sa femme avait aussi demandé le divorce.

«C'est la première fois que je vois quelqu'un recourir à de telles extrémités pour éviter des poursuites,» a déclaré Jeffrey Wehmueller, porte-parole du procureur. Et «c'est vraiment dommage, parce qu'il a trois enfants qui ont besoin de lui», a-t-il relevé, ajoutant qu'il ignorait quand Marcus Schrenker regagnerait l'Indiana.

Les autorités de cet Etat l'accusent de transactions illégales et d'avoir exercé le métier de conseiller financier sans être enregistré comme tel.

Il est aussi recherché dans le Maryland dans une affaire impliquant une compagnie d'assurance.

«Nous le voulons, le Maryland le veut. C'est un gars populaire,» a plaisanté M. Wehmueller.

Le porte-parole du secrétaire d'État de l'Indiana Jim Gavin a précisé que l'État enquêtait sur trois affaires conduites par M. Schrenker et que ses avoirs personnels et professionnels avaient été gelés.

Le FBI (police fédérale) envisage également de l'inculper pour avoir intentionnellement détruit son avion.




Saguenay
Incendie dans une résidence de personnes âgées: au moins une vcitime

15 01 2009

( La Presse Canadienne - Saguenay ) - À Saguenay, un incendie dans une résidence pour personnes âgées a fait un décès alors qu'au moins deux résidants manquaient toujours à l'appel après 10h00.

Cet incendie a obligé l'évacuation de plus de 70 personnes de la résidence Belle Génération, dans le secteur Nord de Chicoutimi, par une température inférieure à 30 degrés Celsius sous zéro.Le sinistre s'est déclaré dans l'immeuble de la rue Roussel peu après 5h00 dans l'entrée électrique du bâtiment pour ensuite prendre de l'ampleur et dégénérer en embrasement général.

Les flammes étaient visibles à plus d'un kilomètre et il y avait une immense colonne de fumée.

Douze personnes ont été transportées à l'hôpital. On a aussi procédé à l'évacuation de résidences voisines. Il a fallu deux autobus et quelques véhicules ambulanciers pour évacuer les 72 résidants qui ont été transférés au pavillon Bon-Air.

Les pompiers, les ambulanciers et même des citoyens ont utilisé des échelles pour faire l'évacuation de personnes.

Il faut ajouter qu'un bris d'aqueduc dans le même périmètre a amené jusqu'à 40 centimètres d'eau sur la rue Michaud.




Un feu de foyer dégénère en important incendie

15 01 2009

( Tristan Péloquin - La Presse Canadienne ) - Un feu de foyer allumé dans un immeuble à condos de Brossard a dégénéré en un incendie majeur, hier soir. Les flammes ont complètement rasé l'immeuble, jetant une douzaine de ménages à la rue et forçant l'évacuation d'une cinquantaine de personnes.

Ce matin, il ne reste plus que des ruines encore fumantes de l'immeuble du 526, rue Stravinski, près du boulevard Rome. Dans la rue juste en face, une douzaine de pompiers se réchauffent autour d'un thermos de café Tim Hortons. Une pelle mécanique finit de jeter par terre les restes de la structure carbonisée de l'édifice.

«Le bulldozer, il est carrément dans mon salon», lance Serge Thiboutout, en essuyant une larme froide qui lui coule sur la joue, les yeux fixés sur ce qui était encore hier le deuxième étage de l'immeuble. Lui et sa conjointe, qui viennent de tout perdre en l'espace de quelques heures, n'ont aucune idée de ce qu'ils feront. «Il va falloir qu'on fasse de l'ordre dans nos idées. Pour l'instant, nous sommes encore trop sonnés pour réaliser ce qui se passe», explique le sinistré.

Selon les pompiers, l'incendie a pris naissance dans la cheminée alors qu'un résident faisait un feu de foyer. «En arrivant sur les lieux, notre priorité était de protéger les immeubles voisins. Le feu s'était déjà propagé à l'entre-toit», explique Jean-Guy Ranger, chef de division du Service de prévention incendie de Longueuil.

«Malheureusement, ce genre d'incendie survient souvent en période de grand froid. Les gens utilisent le foyer comme chauffage d'appoint. Mais dans bien des cas, ils ne sont pas habitués et, surtout, ils n'ont pas fait l'entretien nécessaire», affirme M. Ranger.

Les pompiers rappellent qu'il est obligatoire de faire ramoner sa cheminée au moins une fois par année, «encore plus souvent si on se sert beaucoup du foyer», précise M. Ranger. Il n'est par ailleurs pas recommandé d'utiliser des appareils de chauffage d'appoint électriques en période de grand froid. «L'idéal, c'est de s'habiller davantage. En portant plus de vêtements, il n'y a aucun danger de mettre le feu à la maison», souligne le chef de division.




Un tout nouveau rover lunaire pour la NASA

15 01 2009

( Sur-la-Toile.com ) - Le tout nouveau rover lunaire développé par la NASA sera présenté au public le 20 janvier à l’occasion de la prestation de serment du nouveau président américain Barack Obama. L’agence spatiale espère ainsi impressionner le nouveau président ainsi que l’audience lors de cette parade inaugurale sur l’avenue Pensylvania à Washington.

C’est l’astronaute Mike Gerhardt qui a été désigné pilote pour la démonstration qui démontrera les impressionnantes capacités motrices de ce nouvel engin. En effet, il est capable de pivoter sur lui-même, manœuvrer sur un terrain accidenté et se déplacer en crabe.

Bien que la vitesse maximale soit de 25 km/h, les ingénieurs prétendent qu’il surpasse largement les Hummers, Jeeps et autres 4x4, car il a franchi plusieurs coulées de lave dans le désert de l’Arizona lors des tests préliminaires réalisés en octobre 2008.

Le rover est doté d’une cabine pressurisée qui assure un environnement confortable pour deux astronautes. Ces derniers pourront réaliser la plupart des missions lunaires sans jamais quitter le module. De grandes fenêtres permettront d’observer, sans intermédiaire technologique, le sol lunaire. Un modèle concept permettait initialement aux astronautes de s’exercer physiquement tout en rechargeant les batteries du rover, mais ce système fut abandonné.

Parmi les innovations majeures de ce rover, notons la possibilité de faire une sortie extravéhiculaire en moins de 10 minutes. Les scaphandres des astronautes sont arrimés à l’arrière de la cabine et élimine le besoin d’installer une chambre de dépressurisation. Lors d’une mission à l’extérieur de la Station Spatiale Internationale, plusieurs heures sont nécessaires avant de pouvoir ouvrir la porte menant vers l’espace.

La NASA prévoit retourner sur la surface lunaire aux alentours de 2020.

( Source: Houston Chronicle, Universe Today )




2e journée de brrr!

15 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Il faudra attendre dimanche avant de connaître un réchauffement des températures dans l'est du pays. Les températures ont atteint des niveaux extrêmes à près de moins 45 degrés Celsius, comme à Chibougamau ce matin.

À compter de vendredi, les nuits seront encore plus glaciales, particulièrement pour les régions de l'Abitibi-Témiscamingue et du Saguenay Lac-Saint-Jean où les températures vont descendre à moins 40 degrés Celsius.

Dans les provinces de l'Atlantique, les températures devraient atteindre moins 32 degrés Celsius.

Plusieurs milliers de pannes d'électricité

En raison de ce froid intense, Hydro-Québec s'attend à une consommation record d'électricité au cours des prochaines heures. Principalement dans les périodes de pointe du matin et du début de soirée.

La société d'État rapporte par ailleurs plusieurs pannes d'électricité au Québec. À 7 h, jeudi matin, au moins 10 000 abonnés étaient privés de courant dans la province, principalement dans les régions des Laurentides, de Québec, de l'Outaouais, de Charlevoix et dans le Bas-Saint-Laurent.

Hydro-Québec demande à ses clients de réduire leur consommation d'énergie notamment en baissant de deux degrés la température des thermostats, de réduire l'éclairage, l'utilisation d'appareils énergivores, ainsi que la consommation d'eau chaude.

Ces mesures devraient idéalement être appliquées de 6 h à 9 h le matin et de 17 h à 20 h le soir. La société d'État a donné l'exemple en éteignant symboliquement le logo illuminé sur son siège social à Montréal.

La Ville de Montréal demande pour sa part aux citoyens de réduire leur utilisation des poêles au bois et des foyers en raison de l'avertissement de smog en vigueur dans la région depuis samedi.

Les sans-logis écopent

Les grands froids hivernaux représentent aussi un défi de taille pour les milliers d'itinérants et de sans-logis qui arpentent les rues des grandes villes.

À Montréal, tous les refuges sont remplis à pleine capacité. Plusieurs centres ont dû étendre des matelas à même le sol dans tous les espaces dont ils disposaient pour accueillir les centaines d'itinérants qui tentent de se prémunir du froid intense pour quelques heures.

Sécurité

Les services d'incendie rappellent par ailleurs d'être vigilants avec les différents appareils de chauffage. Plusieurs incendies en période de grands froids causés sont en effet causés par des dispositifs de chauffage défectueux ou par des radiateurs d'appoint. Les cheminées doivent également être ramonées de façon adéquate. On recommande aussi de vérifier le fonctionnement des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone.

Attention aux chauffe-moteurs

Avec des températures aussi froides, les automobilistes doivent s'assurer d'utiliser leurs chauffe-moteurs de façon appropriée.

S'ils sont endommagés ou branchés trop longtemps, les chauffe-moteurs peuvent en effet s'avérer dangereux. Le mois dernier, un incendie a détruit une voiture à North Bay en raison d'un chauffe-moteur défectueux.

On conseille d'utiliser des rallonges électriques industrielles, avec prise de terre, pour brancher les véhicules. On recommande également aux automobilistes de s'assurer que leur chauffe-moteur est en bon état et que le fil électrique n'est pas coincé par le capot.




Nathalie Simard
Confidences monayables?

15 01 2009

( Claude Giguère - Le Journal de Montréal ) - Radio-Canada se défend d’avoir dû payer pour recevoir en exclusivité les confidences de Nathalie Simard sur les ondes de RDI. Pourtant, la semaine dernière, son conjoint, Lévis Guay, approchait sans grand succès le Groupe TVA pour monnayer cette même entrevue.

La première sortie publique de Nathalie Simard depuis la diffusion du Bye Bye se fait sur les ondes de RDI ce soir et dans les pages du magazine La Semaine.

« Le conjoint de Nathalie Simard a approché des gens du Groupe TVA la semaine dernière pour accorder une entrevue exclusive en échange d’argent, mais nous avons refusé, explique Nicole Tardif, porte-parole de TVA. Nous n’avons pas parlé de montants d’argent, on ne s’est pas rendus là car ça ne nous intéresse pas. »

L’automne dernier, Nathalie Simard a fait la une du magazine La Semaine à trois reprises et les rumeurs veulent qu’elle ait reçu 75 000 $ en échange de ses confidences exclusives.

Cette fois-ci, c’est vers La Semaine que le tandem Simard-Guay s’est tourné. L’entrevue avec Nathalie Simard débute avec une introduction dans laquelle on informe qu’elle se confiera aussi à Anne-Marie Dussault ce soir sur les ondes de RDI.

« Ça amène un questionnement. On se fait souvent accuser de tous les maux en lien avec la convergence, mais il faut aussi voir ce qui se fait ailleurs », dit Mme Tardif.

Dans son entrevue à La Semaine, Nathalie Simard s’en prend au pouvoir de Quebecor, qui l’aurait descendue après en avoir fait une héroïne, et dit ne plus vouloir collaborer avec les médias qui sont associés au groupe.

« Pourtant, une semaine avant, elle cognait à notre porte pour monnayer une entrevue », précise Nicole Tardif.

Du côté du magazine La Semaine, on refuse de confirmer si une somme a été versée à Nathalie Simard.

« Habituellement, on ne paie pas les gens pour des entrevues », se contente de dire Marie Léveillée, coordonnatrice au marketing.

La rédactrice en chef du magazine, Francine Trudeau, s’est pour sa part refusée à tout commentaire et le président, Jean-Paul Leclerc, n’a pas répondu à nos appels.

Totalement inacceptable

L’animatrice Anne-Marie Dussault, ancienne présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, dit être au courant de manœuvres du couple Simard-Guay. « J’’en ai entendu parler dans le cas de Denis Lévesque et de Jean-Luc Mongrain », explique-t-elle.

Est-ce une pratique acceptable ? « Jamais de la vie ! Si ça devait arriver, ce serait dangereux pour la profession et pour la qualité de l’information. C’est heureusement une pratique qui n’est pas dans nos mœurs. »

Après que l’éditeur de La Semaine eut offert à RDI de recevoir Nathalie Simard, c’est l’animatrice de 24 Heures en 60 minutes qui a pris contact avec elle.

« C’est moi-même qui l’ai appelée, je lui ai simplement demandé et elle a accepté de donner une entrevue dans le cadre d’une émission d’affaires publiques », dit Mme Dussault.

L’entrevue avec Nathalie Simard se déroulera 15 jours après la diffusion du Bye Bye, alors que certains animateurs-vedettes de Radio-Canada se questionnaient, quelques jours après sa diffusion, à propos de la pertinence d’en parler encore.




Accusé d'agression sexuelle
Pas de retour aux Etats-Unis pour Polanski

15 01 2009

( Canoê Divertissement ) - Le réalisateur Roman Polanski pense ne jamais revenir aux États-Unis, et ce, même s’il réussit à faire rejeter la poursuite pour agression sexuelle contre lui.

Le cinéaste vétéran est accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec une fille de 13 ans en 1977. Il a plaidé coupable à cette accusation avant de fuir les États-Unis. Il a vécu en exil les 30 dernières années.

En décembre, ses avocats ont présenté une requête formelle auprès des autorités de Los Angeles demandant à la cour de laisser tomber les accusations «dans l’intérêt de la justice».

La procédure d’acquittement doit avoir lieu le 21 janvier et Polanski insiste pour dire que son seul désir est de rectifier son dossier auprès des autorités - il n’a aucune intention de revenir au pays.

Dans une déclaration faite mardi, son avocat, Chad Hummel, écrit: «M. Polanski planifie ne jamais revenir aux États-Unis. Mais ce qui arrive dans ce dossier aura des répercussions durables sur le système judiciaire.»

Dans le document, Hummel a également argumenté avec les procureurs sur la question de la présence, requise ou non, du réalisateur aux procédures.

L’avocat souligne que les officiels de Los Angeles se trompent lorsqu’ils citent la doctrine de loi voulant que l’accusé soit présent, à défaut de quoi la requête sera rejetée. Selon lui, le cinéaste aurait signé une dérogation d’apparaître à toutes procédures judiciaires avant sa fuite du pays dans les années 70.

Toutefois, la porte-parole du procureur général, Sandi Gibbons, a déclaré que cette exclusion n’est plus valide: «La dérogation ne compte plus. Il y a un mandat d’arrestation d’émis contre lui.»

Le développement de l’affaire vient un jour après que la présumée victime de Polanski, Samantha Geimer, a vivement recommandé à la cour de rejeter toute l’affaire afin d’éviter qu’elle n’ait à revivre les détails horribles de l’incident.




Mars : du méthane sur la Planète rouge, nouvel indice d'une possible vie extraterrestre

15 01 2009

( Maxi-Scienes ) - Etats-Unis - Les scientifiques de la Nasa ont découvert des traces de méthane sur Mars, possibles indicateurs d'une activité organique sur la Planète rouge.

De grandes quantités de méthane - qui, sur Terre, est principalement produit par des êtres vivants - ont été détectées par trois télescopes.

Le niveau d'activité enregistré pour ce gaz atteindrait parfois des niveaux comparables à ceux observés sur Terre, dans des zones où ce gaz est produit en grandes quantités.

Les scientifiques précisent cependant que des recherches complémentaires sont indispensables pour déterminer si le gaz, trouvé en 2003, résulte de processus biologiques ou de l'activité volcanique.

"Les être vivants produisent plus de 90 % du méthane atmosphérique sur Terre, seuls les 10 % restants ont une origine géochimique. Le méthane martien peut donc résulter de l'un ou l'autre de ces phénomènes" précisait la Nasa dans un communiqué.

La sonde européenne Mars Express avait déjà récolté de possibles preuves de méthane sur Mars en 2004, mais la découverte de la Nasa apparaît comme le meilleur argument en faveur d'une vie martienne.

Le méthane martien pourrait résulter de l'activité d'organismes méthanogènes, se développant dans l'eau sous la glace du sous-sol.

Pour le professeur Colin Pillinger, dont l'atterrisseur Beagle 2 s'est écrasé sur mars en 2003 durant une mission visant à récolter d'éventuels signes de vie sur la planète, cette découverte pourrait être capitale.

"Pour qu'il y ait du méthane dans l'atmosphère martienne, il doit y avoir une source renouvelable de ce gaz. La source la plus évidente, ce sont des êtres vivants. Si vous trouvez du méthane dans une atmosphère, vous pouvez suspecter qu'il y a de la vie. Ce n'est pas une preuve, mais cela pousse à regarder d'un peu plus près."

La Nasa devrait livrer ses conclusions aujourd'hui, à Washington.




Obama : un faux pas en pleine transition

15 01 2009

( Richard Hétu - La Presse ) - (New York) - Depuis son élection, le 4 novembre, Barack Obama effectuait un parcours presque parfait, composant rondement son cabinet, présentant un plan de relance économique ambitieux et innovant au chapitre des communications avec un nouveau site internet (change.gov) et des allocutions hebdomadaires diffusées sur YouTube.

Les Américains étaient pour le moins impressionnés par le président désigné. Selon un sondage CNN diffusé au lendemain de Noël, pas moins de 82% d'entre eux approuvaient sa gestion de la longue transition qui doit le mener, mardi prochain, à sa prestation de serment et sa prise de fonctions.

«Jusqu'ici, sa transition était exemplaire, de par sa manière, son style et son approche», a déclaré à La Presse Charles Jones, chercheur à l'Institut Brookings et auteur de Passages to the Presidency, un ouvrage sur les transitions présidentielles de Richard Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan et Bill Clinton.

Comme d'autres observateurs, cependant, Charles Jones est étonné par le dernier faux pas de l'équipe de transition de Barack Obama. Timothy Geithner, le candidat choisi par le futur président pour diriger le département du Trésor, a admis mardi avoir omis de payer 34 000$US d'impôts de 2001 à 2004.

Ces irrégularités fiscales concernent les cotisations pour la retraite et la couverture de santé de Geithner du temps où il travaillait au Fonds monétaire international. Âgé de 47 ans, l'actuel président de la Banque centrale de New York et vice-président du comité monétaire de la Fed a payé la plupart des impôts en retard quelques jours avant que le président désigné annonce sa nomination.

Tout en reconnaissant la gravité des «erreurs» de Geithner, les démocrates se sont dits confiants avant-hier de sa confirmation devant le Sénat. Barack Obama, de son côté, a réaffirmé hier son appui à celui qui succéderait à Henry Paulson.

«Il a consacré sa carrière à notre pays et l'a servi avec honneur, intelligence et distinction, a déclaré Robert Gibbs, porte-parole du président désigné. Ses états de service ne devraient pas être ternis par des erreurs commises de bonne foi et qu'il a rapidement réparées, une fois informé.»

Les républicains de la commission sénatoriale des Finances ont néanmoins réussi à repousser l'audition de Geithner au 21 janvier, soit au lendemain de l'investiture d'Obama comme 44e président des États-Unis.

Le futur secrétaire au Trésor occupera la première ligne dans la bataille contre la pire crise économique depuis les années 30.

D'autres faux pas

«Je dois dire que cette histoire me renverse, a déclaré Charles Jones lors d'un entretien téléphonique. Ce n'est pas le genre d'erreurs dont on s'attend de quelqu'un dans la position de Geithner, qui a travaillé pour la Fed à New York et qui connaît le système monétaire comme le fond de sa poche. Tout le monde dit qu'il est brillant, mais il n'est pas assez brillant pour payer tous ses impôts. Cela me surprend qu'on n'ait pas conclu que ses erreurs le disqualifiaient.»

L'équipe de transition de Barack Obama n'en est pas à son premier faux pas. Au début du mois, Bill Richardson a dû renoncer à sa nomination comme secrétaire au Commerce en raison d'une enquête visant une société en affaires avec l'État du Nouveau-Mexique dont il est gouverneur.

Le président désigné a en outre dû s'excuser auprès de son ancienne collègue Dianne Feinstein, présidente de la commission sénatoriale du renseignement, qui a appris par le biais des médias la nomination de Leon Panetta au poste de directeur de la CIA.

Malgré ces erreurs de parcours, Charles Jones «demeure très impressionné» par le travail de Barack Obama depuis son élection.

«Je pense encore aujourd'hui qu'il s'agit d'une transition les plus impressionnantes dont j'ai été témoin, a-t-il dit. Reste maintenant à savoir comment prendra fin l'histoire de Geithner.»




Les écoliers victimes des compressions

15 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Les policiers demandent à la population de se porter à leur défense. Confronté à une vague de compressions réduisant principalement la prévention du crime, le syndicat des agents demande aux citoyens de multiplier les plaintes afin de maintenir la qualité de leur service.

À la mi-décembre, Le Soleil rapportait que les compressions imposées par l'administration Labeau­me à l'appareil municipal avaient forcé la police à sabrer ses programmes de prévention.

Le président de la Fraternité des policiers, Jean Beaudoin, craint maintenant que les jeunes écoliers soient les premières victimes de ces coupes.

Après avoir demandé en 2008 une révision complète de ces programmes, le chef de police Serge Bélisle a en effet décrété l'abolition de quatre des huit postes dédiés uniquement à la prévention dans les arrondissements.

Une partie du travail de ces agents consistait à offrir des conférences sur la criminalité, notamment dans les écoles primaires. Taxage, cyberintimidation, toxicomanie, autant de phénomènes auxquels les jeunes risquent d'être confrontés.

«Ça va à l'encontre de tous les grands principes policiers en vo­gue en Amérique du Nord, ceux de la police de proximité, s'indigne Jean Beaudoin. Oui, la répression, c'est bien, mais il faut faire de la prévention aussi. Le recrutement des jeunes dans les gangs de rue, c'est rendu qu'on doit leur en parler au primaire.»

Le SPVQ a tenté de se faire rassurant hier, assurant que le travail de prévention ne disparaîtra pas pour autant. «Oui, ça crée un vide, mais leurs tâches vont être réparties à l'intérieur du service», soutient le capitaine Gino Lévesque, porte-parole du SPVQ. De plus, ces postes étaient temporaires, ajoute-t-il.

Considérés «en surplus» par la direction, l'abolition de ces quatre postes porte à 33 le nombre d'a­gents affectés à la section Jeunesse et à l'intervention communautaire. Reste que la décision a vivement inquiété les élus municipaux lors de la présentation du budget en décembre. Invité à justifier ses coupes, Serge Bélisle avait été cuisiné et - surtout critiqué - pendant une heure.

Peine perdue puisque la direction du SPVQ vient de confirmer à son syndicat la disparition de ces quatre postes. Rappelons aussi qu'un poste de patrouilleur à pied est également appelé à disparaître dans la vague de compressions.

Le budget du SPVQ a été réduit de 1,2 million $ en 2009, pour se chiffrer à 69,8 millions $. Le nombre de policiers à Québec est en baisse continue depuis 2006.

L'effectif compte maintenant 908 employés pour une population de 502 000 personnes. Jean Beaudoin rappelle d'ailleurs que Québec a l'un des plus faibles ratios de policiers par habitant au Canada.

Relance des négos

Par ailleurs, Jean Beaudoin s'attend à une relance des négociations entre son syndicat et la Ville à la suite de l'entente avec les cols bleus et de celle qui pourrait survenir la semaine prochaine avec les cols blancs.

«Règle générale, on a souvent réglé lorsque les blancs et les bleus avaient signé. Ç'a été comme ça en 2005. On garde espoir», a indiqué le président de la Fraternité.

Ce dernier prévoit d'ailleurs rencontrer le chef syndical des cols bleus «pour voir si ce qu'il a négocié est applicable pour les policiers».

En attendant, l'arbitrage demandé par le syndicat voilà un an se poursuit, mais ne devrait pas aboutir avant l'automne prochain. Une séance devant l'arbitre a d'ailleurs lieu ce matin.




Charest veut sortir le projet du PEPS de la bureaucratie fédérale

15 01 2009

( Michel Corbeil - Le Soleil ) - (Québec) - Jean Charest débarque cet après-midi à Ottawa avec l'objectif de modifier une formule de péréquation qu'il juge inacceptable. Il annonce du même souffle qu'il fera pression pour sortir des méandres bureaucratiques fédéraux des sommes servant à des projets comme l'agrandissement du PEPS à Québec.

En conférence de presse, hier, le premier ministre du Québec a déterminé une série de cibles qu'il poursuivra à la rencontre qui réunit Stephen Harper et ses homologues des provinces. L'aide aux travailleurs et aux communautés, le soutien aux entreprises et le respect des engagements fiscaux envers le Québec forment les trois axes de son offensive.

M. Charest a dit «apprécier l'effort d'Ottawa», qui entend investir au Québec 4 milliards $ en sept ans dans des infra­structures.

«Mais nous croyons que le fédéral peut en faire plus», a-t-il indiqué en mettant en évidence que son gouvernement investira 10 fois plus dans une période allant de 5 à 10 ans.

Dédales administratifs

Le premier ministre en a profité pour se plaindre de la difficulté d'encaisser l'argent qu'Ottawa dit offrir. Il y a «l'enjeu de la gestion des fonds et (de leur) déblocage. Nous avons signé une entente générale avec Chantier Canada et maintenant il faut signer des ententes spécifiques pour chaque projet. À ce moment, on tombe dans les dédales administratifs du gouvernement fédéral.»

C'est ce qui arrive avec le dossier du PEPS dans la capitale, a-t-il donné comme exemple. Jean Charest a rejeté sur Ottawa toute la responsabilité du retard à lancer les travaux pour le complexe sportif, contredisant les propos tenus récemment par la ministre fédérale Josée Verner.

«Le fédéral formule des demandes d'information, a illustré M. Charest. La première question qu'il nous pose est la suivante : en quoi croyez-vous que le dossier du PEPS sera utile à la santé des Canadiens? Si Ottawa n'est pas rendu plus loin que cela dans son questionnement, cela vous donne un peu une idée pourquoi l'argent n'est pas encore au rendez-vous.»

Jean Charest réclame que les sommes soient tout simplement déposées dans un fonds à la disposition du Québec. Que le fédéral ait droit à sa part de reconnaissance, mais «faisons travailler les gens le plus rapidement possible».

( Avec La Presse Canadienne )




Loft Story 6 : la bitch, la brute et le méchant

15 01 2009

( Hugo Dumas - La Presse ) - La liste de candidats potentiels à cette mouture «toutes étoiles» de Loft Story remue des souvenirs à la fois rigolos, légèrement désagréables ou carrément douloureux. Vous souvenez-vous de Mélanie «la bitch» Leclaire, Julie «sauce à spaghetti» Lemay, Elisabetta «souliers Yellow» Fantone, Mathieu «les murs ont des yeux» Gaudet, Mathieu «sharpy sharp» Cass et Mathieu «Biggie» Baron?

Et comment oublier le pyjama coloré de Marie-Laurence, la tente à cul dressée par Hugues, les crises de larmes de Kevins-Kyle, le gnome de Shawn-Edward, les mantras de Brigitte, la tignasse de Jean-Philippe ou le cri du coeur d'Élodie «je suis outrée» ?

Tous ces lofteurs retraités, qui ont déjà épuisé leurs 15 minutes de gloire, risquent de réapparaître dans votre téléviseur grâce à Loft Story 6: All Stars, que TQS démarrera à la fin du mois de mars.

Les patrons du Mouton noir repêcheront six participants parmi les cinq éditions passées de Loft Story. Vous, public adoré et allumé, choisirez les six derniers en votant sur le site web de TQS. Non, ne pianotez pas tout de suite sur vos claviers, car les bureaux (virtuels) de scrutin n'ouvrent que la semaine prochaine. Contenez votre enthousiasme d'ici là.

Ces 12 lofteurs étoiles se batailleront pendant 10 semaines pour «un immense prix, du jamais vu à Loft Story», précise le vice-président contenu et création de TQS, Robert Montour.

De tous les anciens participants contactés par la production, un seul a décliné l'invitation de rejoindre la distribution de Loft Story 6, soit Charles-Éric, le grand gagnant de Loft Story 5. Pour les autres, «tout est ouvert», indique Robert Montour.

TQS a confirmé hier la réembauche de Kim Rusk pour l'animation des quotidiennes, mais rien sur Marie Plourde, la grande prêtresse des soirées du dimanche. Reviendra-t-elle? Selon l'agence artistique qui la représente, Marie Plourde souhaiterait reprendre le micro pour les galas de Loft Story 6. Il n'a pas été possible de lui parler hier. L'animatrice profite de vacances à l'extérieur du pays.

La téléréalité vedette de TQS réutilisera les décors de Loft Story 5. «Le loft n'a pas été trop usé», note Robert Montour. En espérant maintenant que la patate magique ne réapparaisse pas, de grâce.

Islam, PQ

Trois familles musulmanes du Maghreb, fraîchement débarquées au Québec, ont permis à des caméras de filmer leur quotidien pendant une année. Résultat: 13 épisodes de 30 minutes du docuréalité Islam Québec, que Canal Vie démarre lundi à 19 h 30.

Venus du Maroc et de l'Algérie, les Hafsi, les Brahimi et les Najmaoui s'installent ici en rêvant d'emplois payants et d'un avenir plus rose pour leurs enfants. Ils déchanteront rapidement. Aucun des trois pères, pourtant tous diplômés en génie, ne dégotera d'emploi dans son domaine. Ils devront se résoudre à collecter de l'aide sociale.

Dans le deuxième épisode, l'équipe de la boîte de production Trinôme expose un cas flagrant de discrimination: en expédiant des C.V. sous son vrai nom, Abdallah Boucetta ne reçoit aucune réponse. Le vide total. Mais en se rebaptisant Charles Tremblay, bingo! , les employeurs se manifestent. Un nom à consonance arabe effraie-t-il encore les patrons?

Chacun des épisodes d'Islam Québec traite d'un thème en particulier: le travail, les relations hommes femmes, la religion, les enfants, l'exode en région, etc. Sans faire de révélations explosives, la série lève le voile (dans le sens de...) sur une partie de cette culture peu connue de bien des «Québécois de souche», pour paraphraser des intervenants de la commission Bouchard-Taylor.

Des petits brocolis en Europe?

Après l'espace et les fonds marins, Annie Brocoli s'apprête à découvrir... l'Europe. Le géant de la production télévisuelle Endemol (Le banquier, Star Académie, Loft Story) vient d'acheter les droits d'adaptation du Broco-Show pour le marché européen. «Présentement, Endemol trouve l'émission trop québécoise. Ils souhaitent la refaire, toujours avec Annie, mais dans un français plus standard», glisse l'impresario d'Annie Brocoli, Mark Lazare.

En attendant la résurrection de Germaine la grenouille végétarienne, TV5 Monde diffusera, en excluant l'Europe et l'Amérique, la première saison du Broco-Show. Le retour de cette émission jeunesse à Radio-Canada n'a pas encore été confirmé.




Jean Charest craint pour le fédéralisme d'ouverture

15 01 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Québec) - Le premier ministre Jean Charest ne digère toujours pas que le gouvernement fédéral ait voulu sans consultation modifier le programme de péréquation et craint que le fédéralisme d'ouverture prôné par Stephen Harper soit en train de s'essouffler.

À la veille de la rencontre des premiers ministres, M. Charest s'envolera aujourd'hui vers Ottawa avec une liste de demandes pour soutenir les emplois au Québec. Mais il en profitera aussi pour déposer deux griefs sévères à l'égard du gouvernement conservateur: pas question d'accepter ni une commission des valeurs mobilières pancanadienne, ni un changement dans le calcul des transferts de péréquation sans être consulté.

«Je m'attends à recevoir des réponses qui vont dans le sens de ce fédéralisme d'ouverture, mais on verra les décisions que le gouvernement fédéral prendra. Sur la péréquation, ce qu'ils ont fait, c'est inacceptable, a dit le premier ministre québécois, hier. Ce n'est pas de cette façon que le gouvernement fédéral avait dit qu'il travaillerait.»

Après avoir proposé en 2007 une solution aux transferts de péréquation qui avait été saluée par une majorité de provinces, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a fait volte-face à l'automne dernier en annonçant son intention de changer les règles du jeu, a estimé M. Charest. Les règles doivent demeurer claires et prévisibles, ajoute-t-il.

Les troupes libérales tenteront aujourd'hui de faire adopter à l'unanimité à l'Assemblée nationale une motion reflétant les consensus des différents partis au Québec sur ces questions.

Le premier ministre a réclamé, hier, qu'Ottawa investisse massivement dans les infrastructures, le développement économique et dans des mesures de soutien aux travailleurs.

Même si le gouvernement fédéral a déjà annoncé qu'il engrangerait un déficit substantiel dans les prochaines années, M. Charest estime qu'Ottawa a les moyens d'en faire davantage pour l'emploi et les entreprises.

«Le gouvernement fédéral a des marges de manoeuvre, il a fait des surplus très importants dans les dernières années, a estimé le premier ministre. Ils ont des leviers qu'ils contrôlent. Je me sens très à l'aise de proposer ça parce que j'arrive à la table avec des efforts très importants consentis du côté québécois. On a posé des gestes. On est allé au maximum de nos ressources.»

Le premier ministre a par ailleurs voulu réduire les attentes quant à sa capacité à ressortir de la rencontre d'Ottawa avec des engagements concrets. «Le gouvernement fédéral consulte, il est en mode prébudgétaire. Les décisions vont tomber au budget fédéral. Ils ne nous ont pas laissé entendre qu'ils allaient rendre des décisions vendredi», a conclu M. Charest.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a jugé que les demandes de M. Charest envers Ottawa étaient plutôt timides, notamment pour venir en aide aux travailleurs des secteurs forestiers et manufacturiers.




Reconstruire le Manège militaire: entre 16 et. . . 250 millions

15 01 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - La reconstruction du Manège militaire de Québec, immeuble historique détruit à 80% lors d'un incendie survenu le 4 avril 2008, coûtera très cher. La facture pourrait atteindre 250 millions de dollars si l'immeuble est reconstruit tel qu'il était avant d'être détruit par les flammes, comme le réclament les élus de Québec, selon les premières estimations du ministère de la Défense.

Pis encore, les travaux de reconstruction pourraient ne commencer qu'en 2014 et durer quatre ans, révèlent des documents du ministère de la Défense obtenus par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Résultat: il pourrait s'écouler 10 ans avant que les Voltigeurs, l'unité militaire qui occupait le Manège militaire, y retournent, selon la décision que prendront les autorités canadiennes au sujet de la reconstruction de cet immeuble.

Les coûts de reconstruction du Manège militaire de Québec n'ont pas encore été dévoilés jusqu'ici par le gouvernement fédéral. Le conseil municipal de la Ville de Québec, qui pressait l'an dernier le gouvernement Harper d'entreprendre la reconstruction de l'immeuble d'ici 12 mois, a été tenu dans l'ignorance, tout comme les partis de l'opposition aux Communes.

Dans les semaines qui ont suivi cet incendie, dont l'origine n'est toujours pas connue, le gouvernement Harper s'est engagé à reconstruire le Manège militaire. L'immeuble a été construit en 1885 au coût de 651 908$.

Dans les documents obtenus par La Presse, datés du 14 mai 2008, on précise que les coûts de reconstruction étaient évalués au départ entre 60 et 100 millions de dollars. Mais après une analyse plus approfondie des plans de l'immeuble, cette estimation a grimpé à 250 millions de dollars, une somme qui tient davantage compte des coûts pour rebâtir l'immeuble avec son l'architecture unique.

Les coûts pourraient être limités à quelque 16 millions si les autorités fédérales décidaient de construire un simple immeuble. «Ce chiffre s'appuie entièrement sur la superficie en pieds carrés et n'inclut pas les coûts supplémentaires associés à la reproduction de détails architecturaux qui ont permis de désigner le Manège militaire comme édifice patrimonial», peut-on lire dans les documents.

Les responsables du ministère de la Défense évoquent par ailleurs un tout autre scénario, soit de construire un nouveau manège sur un autre terrain. Cette option entraînerait des déboursés de 40 millions de dollars. Un projet de «réhabilitation» du terrain du Manège militaire pourrait être réalisé en même temps.

Quoi qu'il en soit, les autorités fédérales prévoient prendre une décision au sujet de l'avenir du Manège militaire au plus tard en août. Si l'option de reconstruire l'immeuble à neuf tout en respectant son caractère historique est retenue, les plans seront faits entre novembre 2010 et novembre 2012. Les appels d'offres seraient lancés entre janvier 2014 et avril 2014 et les travaux pourraient commencer en mai de la même année et se terminer en août 2018.

Chose certaine, le ministère de l'Environnement aura son mot à dire dans cette affaire, puisqu'il est responsable de Parcs Canada, l'organisme fédéral qui gère les édifices historiques au pays.

Au ministère de la Défense, on a affirmé hier qu'il était prématuré de discuter de coûts de reconstruction. «Il serait prématuré en ce moment de spéculer puisque le gouvernement du Canada doit d'abord se prononcer sur la meilleure solution à adopter pour l'avenir du site», a indiqué Lynne Rattray, du ministère de la Défense.

Les députés du Parti libéral et du Bloc québécois, qui pressent le gouvernement Harper de délier les cordons de sa bourse pour reconstruire le Manège militaire, cachaient mal leur colère d'apprendre les évaluations du ministère de la Défense par l'entremise d'un journaliste.

Réactions

Le député libéral Denis Coderre a affirmé que le gouvernement Harper doit fait connaître ses intentions le plus rapidement possible dans ce dossier.

«Il y a deux principes dans ce dossier. D'abord, c'est une de dignité envers les Voltigeurs et le respect du patrimoine. On ne doit pas en faire un parking ou un centre d'achats! C'est important de reconstruire cet édifice historique», a dit M. Coderre.

«J'espère qu'on ne jouera pas des jeux pour trouver d'autres terrains pour satisfaire un intérêt quelconque. Le patrimoine de Québec est important et il faut le respecter. Il ne faut plus tergiverser», a dit M. Coderre. Le député croit qu'il est possible de réduire les coûts de reconstruction. «Avec les capacités architecturales, les matériaux et le talent qu'on a au Canada, je suis sûr qu'on peut trouver une solution», a-t-il dit.

La députée bloquiste de Québec, Christiane Gagnon, a pour sa part accusé le gouvernement Harper de manquer de transparence dans ce dossier important pour la capitale nationale.

«C'est un dossier qui est fait en vase clos. On ne sait rien. Pour une fois que le fédéral est propriétaire de quelque chose, il pourrait bien dire où il s'en va avec ça! Même avec l'armée, il n'y a pas d'arrimage», a dit Mme Gagnon. La députée s'élève aussi contre le calendrier de reconstruction évoquée par le ministère de la Défense. «Dix ans, c'est beaucoup de temps!»

( Avec la collaboration de William Leclerc )




Le nouveau centre-ville de Québec

15 01 2009

( François Bourque - Le Soleil ) - (Québec) - Aussi bien vous y faire : le boulevard Laurier à Sainte-Foy est devenu le nouveau centre-ville de Québec. Le mouvement est irréversible.

Évidemment, ce n'est pas le centre-ville traditionnel que l'on imagine, celui des monuments, des quartiers anciens et des rues piétonnes animées; ni le downtown des villes américaines.

Sainte-Foy n'a rien d'un centre-ville, pensons-nous.

Sauf que toutes les définitions du mot centre-ville se rejoignent : c'est le quartier où sont concentrés les commerces et les principaux centres d'activité.

Un lieu qui attire, donc. Et ici, les chiffres ne trompent pas : le boulevard Laurier est le principal pôle «origine-destination» des enquêtes du RTC et du ministère des Transports.

Près de 37 000 déplacements par jour vers Laurier, entre Robert-Bourassa et la route de l'Église; plus que vers la colline parlementaire (32 000).

Si on y ajoute l'Université Laval (31 000 déplacements par jour), il n'y a plus de comparaison possible. À titre indicatif, le Nouvo Saint-Roch n'en génère que 13 300.

Le boulevard Laurier accueille aussi plusieurs des plus importants chantiers dans la région, avec l'agrandissement de Place Ste-Foy et l'érection de trois nouvelles tours à bureaux au coin de la route de l'Église; plusieurs autres projets en gestation seront peut-être ralentis par la crise économique, mais reviendront tôt ou tard.

Loin de s'apaiser, la pression sur les secteurs résidentiels voisins va s'accroître.

On peut facilement comprendre l'inquiétude des citoyens des quartiers Saint-Yves et Saint-Denis qui habitent près de Laurier et qui sentent leur qualité de vie menacée. Ils ont raison. Leur quartier a changé et va continuer à changer.

Il arrive que des citoyens puissent protéger leur quartier en résistant aux pressions de la Ville et des promoteurs. Les citoyens du faubourg Saint-Jean-Baptiste avaient réussi tant bien que mal à freiner l'avancée de la colline parlementaire dans les années 60-70.

Mais on voit mal comment ceux du voisinage du boulevard Laurier pourraient aujourd'hui gagner contre les forces de l'économie et de la géographie. Leur combat est perdu d'avance. Ce n'est plus qu'une question de temps.

La question n'est plus de savoir s'il est possible d'empêcher la densification du boulevard Laurier. Ni s'il faut fixer des limites géographiques à la densification ou à la hauteur des édifices.

La vraie question devrait être : quelle sorte de développement souhaitons-nous pour le nouveau centre-ville du boulevard Laurier?

Voulons-nous continuer à le développer comme une banlieue, autour des besoins de l'automobile?

On risque alors d'amplifier les problèmes de congestion, de stationnement, de qualité de vie et de laideur.

Ce qui serait plus intéressant, ce serait de créer autour du boulevard Laurier un quartier avec des qualités urbaines : un parc, des espaces piétons, des commerces ou des bureaux avec façade sur rue.

Un quartier où il y aurait une mixité et un équilibre des fonctions, ce qui impliquerait d'augmenter aussi la densité résidentielle, pas seulement celle des bureaux et des commerces. Un vrai quartier de ville, quoi.

Il y a autre chose encore. Cela «repose la question du tramway», croit Paul Villeneuve du Centre de recherche en aménagement et développement de l'Université Laval (CRAD).

La ligne Métrobus actuelle est presque saturée aux heures de pointe. La densification prévisible du centre-ville de Sainte-Foy va accroître la pression dans l'axe Sainte-Foy?Québec, prévoit-il. Le transport devra faire partie de la réflexion sur l'aménagement du boulevard Laurier.

Ça tombe bien. Le maire Labeaume annonce aujourd'hui la création d'un groupe de travail sur la «mobilité durable» à Québec. Cela fera déjà un premier point à leur ordre du jour.




Session extraordinaire : Québec présente son plan de crise

15 01 2009

( La Presse Canadienne ) - La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a déposé mercredi, en session extraordinaire à l'Assemblée nationale, un énoncé budgétaire qui constitue la stratégie immédiate de son gouvernement pour faire face à la crise économique.

En plus des mesures déjà annoncées au cours de l'automne, la ministre Jérôme-Forget entend déployer 291 millions de dollars de mesures additionnelles et immédiates pour stimuler l'économie et atténuer les effets de la crise, dont:

* un nouveau crédit d'impôt remboursable de 20 % pour la rénovation et l'amélioration résidentielles pour stimuler les dépenses des ménages et l'emploi dans le secteur de la rénovation et de la construction résidentielle (voir encadré);

* une hausse de 50 ¢ de l'heure du salaire minimum qui passera à 9 $ de l'heure à compter du 1er mai 2009;

* une contribution de 1 milliard de dollars à la Société générale de financement du Québec (SGF) pour investissement dans des entreprises québécoises;

* de nouvelles mesures d'allégement pour les régimes complémentaires de retraite;

* une bonification des crédits d'impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle québécoise pour soutenir l'emploi dans ces secteurs;

* l'accélération des investissements du gouvernement du Québec promis pour la réfection et le développement des infrastructures de la province. Le Plan québécois des infrastructures de 37,7 milliards de dollars sur cinq ans annoncé en octobre 2007 passe à 41,8 milliards de dollars pour la période 2008 à 2013.

Ces nouvelles mesures, qui s'ajoutent à celles déjà annoncées par la ministre Jérôme-Forget ainsi qu'à la réduction de la taxe sur le capital, constituent une injection totale de 6,9 milliards de dollars de liquidités dans l'économie québécoise en 2009, selon le gouvernement Charest.

En dépit de la crise économique sans précédent qui frappe les plus grandes économies du globe, dont les États-Unis, Monique Jérôme-Forget a estimé que le Québec s'en tirait plutôt bien jusqu'ici.

La ministre des Finances a cependant rappelé que l'avenir pouvait réserver des surprises. « Les prochains mois seront plus difficiles en raison de la détérioration de la conjoncture économique internationale », a-t-elle précisé.

Pour ce qui est de son énoncé budgétaire, les mesures qu'on y trouve ne sont pas nouvelles en soi. La majorité des mesures annoncées avaient déjà été promises par les libéraux lors de la campagne électorale et de l'énoncé économique du 6 novembre dernier.

Des changements aux régimes de retraite

Le gouvernement du Québec a également présenté mercredi son projet de loi modifiant les règles des régimes de retraite d'entreprises, afin de pallier les effets de la crise financière et économique.

Si la nouvelle loi est adoptée, la Régie des rentes du Québec (RRQ) pourra prendre en charge, pendant cinq ans, la gestion des actifs des régimes d'entreprises ayant fait faillite. Ainsi, le gouvernement garantira aux employés touchés le versement des prestations qui leur sont dues.

Toutefois, le montant sera ajusté au niveau de solvabilité des régimes de retraite, c'est-à-dire à leur capacité à verser l'ensemble des prestations auxquelles les employés cotisants ont droit, que l'on appelle aussi le taux de provisionnement.

Pour un employé dont le régime de retraite a un taux de provisionnement de 75 %, par exemple, la RRQ ne garantirait pendant cinq ans que le versement de 75 % de ses prestations. Toutefois, si la RRQ réalise des gains durant la période où elle gère le régime de retraite, ces actifs seront reversés aux employés en augmentant leurs prestations.

« Pour la première fois, les retraités d'une entreprise confrontée à une faillite, alors que leur fonds de pension est déficitaire, ne seront plus abandonnés à leur propre sort », a commenté la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau.

Le projet de loi présenté par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, prévoit aussi donner plus de temps aux entreprises pour combler leur déficit de solvabilité. Au lieu de devoir redresser leur niveau d'actifs en 5 ans, comme c'est le cas à l'heure actuelle, les entreprises pourront atteindre un niveau de provisionnement de 100 % sur une période de 10 ans.

Le Conseil du patronat du Québec estime que cette mesure donnera un répit aux entreprises, puisque, souligne-t-il, 90 % des régimes de retraite privés étaient en déficit au 31 décembre dernier. On estime que le taux de provisionnement des 950 régimes de retraite à prestations déterminées, qui gèrent 98 milliards de dollars d'actifs, est de 70 % actuellement.

Le projet de loi devrait être adopté à l'unanimité par les députés de l'Assemblée nationale, jeudi. Les entreprises pourront avoir recours aux mesures qu'il contient pendant trois ans.




Essence: bond de 10 cents à la pompe

15 01 2009

( Anne Drolet - Le Soleil ) - (Québec) - Le prix du litre d'essence ordinaire a bondi de 10 ¢, hier, dans certaines stations-services de la capitale, pour atteindre 87,4 ¢. Sur la douzaine de stations-services visitées ou contactées par Le Soleil en soirée, trois affichaient désormais ce prix.

Cinq autres, pour la plupart des détaillants indépendants, avaient gardé le même prix que ce matin, soit 77,4 ¢. Une station vendait son essence ordinaire à 79 ¢. Enfin, trois employés ont refusé de nous divulguer le coût du litre, respectant ainsi une politique de leur entreprise. Mais selon les observations du Soleil, il est plausible d'affirmer qu'au moins deux d'entre elles affichaient 87,4 ¢, comme d'autres stations de la même bannière.

Les automobilistes qui auront pu faire le plein à 77 ¢ ou à 79 ¢ auront fait une bonne affaire. En effet, selon CAA-Québec, le prix réaliste du litre était hier de 81,2 ¢, soit un coût d'acquisition de 73,7 ¢ auquel est ajoutée la marge moyenne des détaillants, soit 7,5 ¢.




Deux travailleurs brûlés dans le Vieux-Québec

15 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Deux travailleurs à l'emploi du Red Bull Crashed Ice ont été grièvement blessés hier alors qu'ils étaient en train d'installer de l'équipement électrique en vue de l'événement qui autra lieu à la fin du mois côte de La Montagne.

Une explosion s'est produite dans la boîte d'alimentation électrique.

Les deux hommes ont subi d'importantes brûlures au visage et ils ont été transportés à l'hôpîtal de l'Enfant-Jésus.

On ne craint pas pour leur vie.




Hydro-Québec prêche par l'exemple et éteint son logo

15 01 2009

( Daphné Cameron - La Presse ) - Hydro-Québec a lancé, hier, un appel aux Québécois leur demandant de ménager leur consommation d'électricité dans les deux prochains jours.

En raison de la vague de froid qui s'est abattue sur l'ensemble de la province depuis hier et qui devrait durer jusqu'à samedi, la société d'État prévoit battre son record historique de consommation d'énergie.

Selon les calculs d'Hydro-Québec, les besoins énergétiques pourraient atteindre 37 900 mégawatts.

La pointe historique de consommation de 36 268 mégawatts a été enregistrée le 15 janvier 2004.

Les heures visées aujourd'hui et demain par cet appel à la population sont de 6h à 9h et de 17h à 20h.

Les façons les plus simples de diminuer sa consommation sont de réduire le chauffage de deux degrés dans l'ensemble des pièces, de réduire l'éclairage, de limiter l'usage de l'eau chaude et d'éviter l'utilisation des appareils électroménagers.

À titre d'exemple, le logo du siège social de l'entreprise est éteint.




Pas de répit pour les travailleurs
Un froid à ne pas mettre un chien dehors

15 01 2009

( Sylvain Trépanier - Le Journal de Québec ) - Il a beau faire un froid de canard, sibérien, glacial, arctique, polaire, à faire claquer une poule des dents ou appelez-le comme vous voulez, le travailleur qui sait d’avance qu’il doit travailler à l’extérieur connait les trucs pour se protéger du froid et s’habille en conséquence. Vive l’hiver !!!

«Je suis toujours en mouvement et je suis habillé chaudement», explique Mario Labrecque, signaleur sur le déneigement. S’il vous est arrivé de le prendre en pitié en le voyant travailler dans le secteur Beauport et de grelotter par procuration, dites-vous bien qu’il n’avait rien à redire sur le temps qu’il faisait mercredi.

«C’est mon premier hiver comme signaleur et jusqu’à maintenant, je n’ai pas à me plaindre de la température. J’ai droit à des pauses-café et je les prend, ce qui permet quand même de se réchauffer un peu.»

Même son de cloche pour Jean-Yves, qui s’affairait hier à la préparation des installations du Red Bull Crached Ice.

«C’est ma première journée de travail sur le site, mais tout est O.K. Je bouge constamment et je me suis habillé comme il faut. Le plus difficile c’est quand on arrête, c’est là qu’on a froid. J’ai droit à deux courtes pauses en avant-midi et deux en après-midi, mais essentiellement, je suis dehors entre 8h et 17h. Des fois c’est un peut froid pour les mains, mais on s’en sort.»

«Quand il faut s’activer un peu plus, il nous arrive même d’avoir chaud, renchérit Carlos Aguilera, chargé de la surveilance du chantier du palais de glace du Carnaval. C’est certain que c’est pas le temps de mettre des espadrilles pis des p’tits gants, mais on a vu pire.»

La palme du courage face au froid revient sans contredit Christian Montmarquette, qui a décidé de faire une vigile devant l’Hôtel du parlement pour demander une hausse de la prestation de base pour les prestataires de l’aide sociale. On a beau essayer de lui faire parler du froid, rien n’y fait.

«Le gouvernement exerce de la violence économique à l’endroit des gens qui n’ont pas de travail et pas assez d’argent pour bien se loger et bien se nourrir. On essaie de faire une distinction entre ceux qui sont aptes au travail et ceux qui ne le sont pas, mais quand t’as faim, t’as faim, pis quand t’a pas de job, t’as pas de job», raconte en tapant du pied celui qui promet d’être devant le parlement encore jeudi.




Haute-Mauricie
Fini le vélo en hiver à La Tuque

15 01 2009

( Jessica Nadeau - Le Journal de Montréal ) - La ville de La Tuque en Haute-Mauricie, veut faire appliquer son règlement visant à interdire le vélo dans les rues l'hiver à la suite d'un accident qui a causé la mort d'un cycliste la semaine dernière.

C'était le soir du 6 janvier. Serge Venne, 45 ans, circulait en vélo lorsqu'il a été happé mortellement par un poids lourd à l'intersection de la route 155 et de la rue Joffre, en plein coeur de la ville de La Tuque.

Depuis, toute la communauté est en émoi et la direction générale de la Ville compte bien agir pour empêcher qu'un accident aussi terrible se reproduise.

Règlement oublié

Dans la ville et dans les journaux locaux, des rumeurs se répandent concernant un projet de règlement visant à interdire les vélos en hiver.

«Ce n'est pas nouveau, il s'agit plutôt d'un vieux règlement adopté en 1988 pour interdire aux vélos et aux cyclomoteurs de circuler lorsque les routes sont enneigées ou glacées, en totalité ou en partie», précise Jean-Sébastien Poirier, greffier municipal.

«La plupart des gens ignorent que ce règlement existe, mais après l'accident qui s'est produit le 6 janvier dernier, la Ville se doit de réagir et de le leur rappeler.»

Amendes

La Ville publiera donc dans les journaux locaux de mercredi prochain un avis public visant à rappeler aux gens qu'il est interdit de circuler à vélo en hiver et que ce règlement se doit d'être respecté «pour assurer la sécurité de tous».

Le règlement, pour le moins inusité, prévoit des amendes de 15 à 30 $ pour toute infraction. C'est la Sûreté du Québec qui est chargée de le faire appliquer. Mais de mémoire, M. Poirier ne croit pas qu'il y ait jamais eu de contraventions distribuées pour ce type d'infraction.

Ce qui risque néanmoins de changer puisque le comité de sécurité publique, où siègent quelques membres du conseil de Ville et un représentant de la SQ, sera saisi de cette question lors de la prochaine réunion du conseil, mardi prochain.

«Nous allons faire de la sensibilisation auprès de la SQ afin de faire appliquer notre règlement», confirme M. Poirier.




La nouvelle ligne d'Hydro: entre l'esthétique et l'environnement

15 01 2009

( Éric Moreault - Le Soleil ) - (Québec) - La nouvelle ligne d'alimentation d'Hydro-Québec dans la région de Québec entraînera le déboisement de 57 hectares sur les trois quarts de ses 12,3 km, en plus de traverser des milieux humides sur 2,2 km. Certains se demandent si on n'a pas préservé la valeur esthétique du paysage au détriment de la protection de l'environnement.

«C'est un débat qui mérite d'être fait», souligne Martin Chouinard, le directeur général du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec, tout en soulignant ne pas remettre en question la nécessité du projet de 73,7 millions $. Le Syndicat compte néanmoins poser des questions au début des audiences publiques du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui débuteront le lundi 26 janvier, à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Le Syndicat est conscient que le trajet doit nécessairement emprunter des boisés, «mais on s'en sert pour cacher la ligne. C'est une drôle de façon de voir les choses.» Il compte déposer un mémoire au cours de la deuxième partie des audiences.

Ligne non apparente

Le maire Marcel Corriveau ne cache pas que Saint-Augustin a demandé à Hydro-Québec d'éviter que la ligne soit «apparente» et a obtenu satisfaction : «Hydro a été très réceptive et a retenu le tracé avec le moins d'impact visuel». Dans ce secteur et à proximité de l'autoroute Félix-Leclerc (la 40), la société d'État utilisera des pylônes tubulaires, même si leur coût est plus élevé. «C'est quand même la porte d'entrée de la capitale à l'ouest.»

Qui plus est, Saint-Augustin et la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) ont signalé leur volonté d'aménager une piste cyclable dans l'emprise d'une partie de la future ligne.

Même satisfaction du côté de l'Union des producteurs agricoles, même si le quart du parcours traverse des terres en culture ou des pâturages. Puisque le projet est «inévitable», «Hydro a retenu le tracé le moins dommageable pour l'agriculture», estime Alain Juneau, le président du syndicat de l'UPA Québec/Jacques-Cartier.

Selon l'étude d'impact d'Hydro déposée au BAPE, le tracé retenu touche moins de terres en culture et répond mieux à l'objectif de protection du paysage.

La première partie des audiences, qui se dérouleront au complexe municipal à compter du 26 janvier, à 19h, permettra à Hydro-Québec d'exposer les grandes lignes du projet et les impacts prévus sur l'environnement. Au cours de la deuxième partie, à compter du 24 février, le BAPE recueillera les mémoires et commentaires publics.

Les documents relatifs au projet sont disponibles à la bibliothèque Alain-Grandbois ou au www.bape.gouv.qc.ca, sous l'onglet «Mandats en cours».

Construction nécessaire

La ligne de 43 pylônes se raccordera à la ligne existante Jacques-Cartier/Laurentides à travers les montagnes entre Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au nord, et le poste qui serait construit dans le parc industriel de Saint-Augustin.

À la fin des travaux, le chemin d'accès au poste rejoindrait une nouvelle rue publique entre la route de Fossambault et la rue des Grands-Lacs. Le coût global du projet est estimé à 73,7 millions $, soit 41,5 millions $ pour le poste Anne-Hébert et 32,2 millions $ pour la ligne d'alimentation. La mise en service de la ligne et du poste projetés est prévue pour l'automne 2010.




Un fraudeur et son avocat écorchés par le juge

15 01 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - En prononçant son jugement dans une affaire de fraude, le juge André Plante s'est montré cinglant envers l'avocat civiliste de l'accusé. Il a mentionné que le témoignage de Me Pierre Boulanger au cours du procès avait été «acheté» et que ses explications ne pouvaient justifier son comportement mensonger, qualifiant celui-ci d'indigne d'un membre du Barreau.

Dans cette affaire, Lucien Viel, un individu de 46 ans résidant à Saint-François, au Nouveau-Brunswick, a été reconnu coupable d'avoir fraudé un homme d'affaires de Québec d'une somme de près de 300 000 $. Une première somme versée à Viel sous forme de traites bancaires devait servir à acheter de l'équipement lourd, puis divers lots d'articles, tels des bicyclettes électriques et des téléviseurs.

Évidemment, rien n'a jamais été livré à l'homme d'affaires. Pour sa part, Viel prétendait que les 262 000 $ lui avaient été prêtés par la victime, reconnaissant devoir encore 250 000 $.

Il a offert d'en rembourser 100 000 $ à condition que les accusations criminelles contre lui soient abandonnées. Il prétendait avoir gagné cet argent dans les machines à sous du casino...

Les traites bancaires ont transité par le compte en fiducie de Me Boulanger, qui occupait un bureau dans l'édifice loué par Viel sans lui verser de loyer. D'autres sommes ont été versées à Viel lors d'ententes de partenariat avec la victime pour qu'il profite de prétendues occasions d'affaires.

Une poursuite a ensuite été déposée par l'homme d'affaires en Cour supérieure et Viel, sans offrir de défense, a été condamné à lui verser 297 000 $. De plus, le fraudeur doit 1,5 million $ aux ministères du Revenu du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick.

À cette époque, Me Boulanger tenait le même discours que son client, c'est-à-dire que l'argent versé à Viel constituait un prêt. Pourtant, dans une lettre envoyée à l'avocate de la victime, il ne l'en avise pas et omet de lui divulguer son rôle dans les affaires de Viel. Il lui affirme plutôt qu'il ignore la nature de la relation d'affaires entre les deux hommes, relation qui, selon lui, était confidentielle.

Devant le juge Plante, l'avocat a confirmé la version de l'accusé au sujet du prétendu prêt. «Je n'accorde aucune valeur à cette affirmation, a déclaré le juge. Le témoin montre un parti pris évident en faveur de l'accusé.»

Le juge s'est montré encore moins tendre envers l'accusé, qu'il a décrit comme un individu voulant donner l'impression d'être un homme d'affaires important, impliqué dans des projets titanesques et démesurés. «Il tente de tout justifier, a déclaré le magistrat. Il se contredit et il patine de façon peu élégante. Plus on l'écoute, moins on le croit. Il prétend être un homme d'affaires talentueux, pourtant il n'a rien réalisé, ou si peu.» La procureure de la Couronne, Me Nathalie Chouinard, a dégonflé la superbe de Viel dont le mode de vie révèle une personnalité qui n'est que du vent, a estimé le juge Plante.

Le fraudeur reviendra en cour le 6 avril pour que les parties fassent leurs représentations sur sa peine.




Relations de travail: Labeaume confiant d'un retour au beau fixe

15 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est dit confiant, hier, du retour prochain d'un bon climat de travail avec les 1500 employés manuels de la Ville.

«Ce sont des professionnels», a dit le maire Labeaume à propos des cols bleus qui, la veille, ont décidé d'accepter les nouvelles conditions de travail que la Ville de Québec leur proposait.

«Il n'y a pas eu de drame», affirme le maire quand il fait le bilan de la dernière année de pourparlers avec les syndicats. «On a fait une négociation avec ce que cela implique, mais il y a pire que ça.»

Rejetant toute question à propos des «fourreurs de système», une accusation qu'il avait portée à l'endroit des cols bleus à leur utilisation des congés de maladie, M. Labeaume consent quand même à expliquer les motifs qui ont incité son administration à redonner aux employés manuels la rétroactivité salariale qu'elle leur avait pourtant retirée plus tôt.

«On a été plus intelligent qu'orgueilleux, soutient le maire Labeaume. On avait dépassé l'ultimatum, mais on s'est aperçu que les cols bleus voulaient régler. Ils étaient prêts à aller à un vote secret pourvu qu'on leur donne les mêmes conditions que les cols blancs (dont la rétro n'avait pas été retirée). On s'est dit : c'est quoi le meilleur pour la population?»

Selon le maire, «les cols bleus avaient réféchi et ils avaient décidé de régler. C'est un peu dans leur caractère».

Il a affirmé aux journalistes qu'il sera en mesure de produire un bilan assez détaillé du résultat des négociations, notamment sur le plan budgétaire, après le vote que prendront, la semaine prochaine, les 2000 cols blancs toujours sans contrat de travail.




Arrondissement Sainte-Foy-Sillery
Citoyens en guerre contre «l'urbanisme sauvage»

15 01 2009

( Régys Caron - Le Journal de Québec ) - Les citoyens de Sainte-Foy et Sillery ont sérieusement averti leur conseil d'arrondissement mercredi de ne pas verser dans «l'urbanisme sauvage» à la faveur de l'harmonisation du réglement d'urbanisme de la Ville de Québec.

Ils étaient plus de 300 citoyens entassés dans la salle du conseil de l'édifice Andrée-Boucher pour exprimer leurs inquiétudes et leurs demandes à l'occasion d'une consultation publique tenue en vue de l'adoption de ce nouveau règlement d'urbanisme qui sera adopté en mars et qui régira le développement futur de l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery.

Trois heures n'ont pas suffi pour que toutes les personnes présentes puissent prendre la parole. Celles qui n'ont pu s'exprimer pourront le faire le 20 janvier. Toutes les personnes entendues hier étaient unanimement contre les intentions de la Ville contenues dans le projet de réglement d'urbanisme.

«L'harmonisation est tout sauf harmonieuse», a dénoncé une citoyenne.

Limiter la hauteur des futurs bâtiments, ne pas densifier le peuplement des quartiers même si c'est pour se faire «en douce», tenir compte de l'ensoleillement des propriétés, ne pas construire d'habitations sur des parcs, contrôler la circulation de transit dans les quartiers résidentiels... On pourrait continuer tellement la liste des demandes faites au conseil d'arrondissement est longue.

Deux visions

«Nous sommes en face de deux visions du développement urbain, celle des promoteurs de tours à bureaux et celle des personnes qui habitent les villes», a prévenu M. Marc-André Maranda, résidant de la rue des Maires-Gauthier à Sillery, où les citoyens tentent de convaincre la Ville de ne pas augmenter de trois à six étages la hauteurs des édifices commerciaux sis en bordure de la Grande-Allée.

«Une augmentation immodérée des bâtiments, que l'on appelle densification douce, n'est pas souhaitable pour le quartier», a prévenu la présidente du conseil de quartier de Sillery, Mme Francine Marcotte. «Les contribuables de Sillery comprendraient mieux pourquoi ils sont les plus taxés de la Ville de Québec si leur choix de leur milieu de vie était compris.»

«Quartier poubelle»

Un citoyen de l'îlot Lapointe, dans le quartier Saint-Yves à Sainte-Foy, M. Régis Trudel, est venu dire que les propriétaires courtisés la compagnie SSQ sont «résignés» à lui vendre leurs maisons. L'entreprise projette une construction dans ce secteur sis en bordure du boulevard Laurier.

«Ça fait 20 ans qu'on se bat pour défendre le quartier. Je demande à la Ville de se donner un moratoire de deux ans pour adopter des mesures de mitigation (avant d'autoriser de nouvelles constructions en hauteur) pour éviter que Saint-Yves ne devienne un quartier poubelle», a dit M. Trudel.

Un autre résidant du quartier Saint-Yves, M. Maurice Gagnon, a comparé les mesures de mitigation à des soins paliatifs prodigués à un cancéreux . Au nom du Comité des citoyens de Saint-Yves, M. Gagnon a demandé à la Ville de préserver la vocation résidentielle de l'îlot Lapointe formé par les rues Sauvé, Lapointe, Jean-de-Quen et le petit boulevard Laurier.

Une résidante du boulevard Nelson a demandé au conseil d'arrondissement de mettre fin à la «densification démesurée» dans le secteur Pointe-Sainte-Foy. «Chaque petit espace libre fait pousser une tour», a dénoncé Mme Hélène Chagnon.

La présidente du conseil d,arrondissement Francine Bouchard a promis que toutes les demandes formulées seront étudiées cas par cas. «Il faut trouver l'équilibre entre le développement et la qualité de vie des citoyens», a dit Mme Bouchard.




Vague de froid intense
Mon pays c'est l'hiver !

15 01 2009

( Sylvain Trépanier - Le Journal de Québec ) - Quand le CAA augmente ses effectifs, qu’Hydro-Québec demande de réduire la consommation d’énergie et que la direction de la santé publique émet ses recommandations pour se protéger du froid, on sait qu’on traverse une vague de froid intense.

«-24°, c’est la température charnière en-dessous de laquelle on sait qu’on aura une grosse journée», confirme Philippe St-Pierre, porte-parole au CAA. À 16h30, hier, le CAA avait déjà répondu à plus de 3 500 appels et on s’attendait à atteindre le 5 000.

«Au-delà de 7 000, on parle d’une journée rouge et c’est ce à quoi on s’attend jeudi. La très vaste majorité des appels concernent le sulvoltage, mais on a aussi une bonne proportion de conduits d’essence gelés, de voitures qui refusent carrément de démarrer ou de clés oubliées dans la voiture pendant que le moteur tourne», ajoute M. St-Pierre.

En prévision du nombre accru d’appels, le CAA a d’ailleurs augmenté ses effectifs pour jeudi matin.

«Par grand froid, le démarrage d’une voiture nécessite trois fois plus d’énergie alors que la batterie n’a que le tiers de sa puissance disponible, ajoute-t-il. Pour bien démarrer par un froid pareil, la voiture doit être en bonne condition.»

L’utilisation du chauffe-moteur et d’une huile à moteur synthétique favorise également un bon démarrage.

«Une fois le moteur en marche, on recommande fortement de rester “très poli” avec la voiture.»

Pointe historique

Comme cela arrive par grand froid, Hydro-Québec a fait appel à la population, mercredi, afin qu’elle réduise sa consommation d’énergie. Cette sollicitation de la société d’État s’applique au jeudi 15 janvier et au vendredi 16 janvier, entre 6h et 9h et entre 17h et 20h. Selon les prévisions, les besoins en électricité devraient atteindre les 37 900 MW, surpassant la pointe historique de 36 268 MW atteinte le 15 janvier 2004.

Hydro-Québec demande donc de réduire le chauffage de deux degrés, de réduire l’éclairage à l’essentiel, de limiter l’usage de l’eau chaude et d’éviter l’utilisation du lave-vaisselle, de la laveuse et de la sécheuse. Afin de donner l’exemple, Hydro-Québec appliquera ces mesures à ses propres bureaux et éteindra même le gros Q de son siège social.

Gants ou mitaines?

Quant à la direction de la santé publique (DSP), elle recommande entre autre aux personnes qui doivent sortir par grand froid de maintenir un niveau d’exercice régulier, de porter plusieurs épaisseurs de vêtement et de porter des mitaines plutôt que des gants. La direction de la Santé publique rappelle que les personnes âgées et les jeunes enfants sont plus vulnérables au grand froid et recommande de porter attention aux grelottements, frissons, picotements de la peau et engourdissements des extrémités.




Obama: l'audace d'espérer

15 01 2009

( Isabelle Hachey - La Presse ) - Ça y est. Le compte à rebours est commencé. Dans cinq jours, Barack Obama, sa femme Michelle et leurs deux filles emménageront à la Maison-Blanche. Pour la première fois, une famille afro-américaine s'installera dans la plus célèbre résidence de Washington, construite en partie par des esclaves. Pour les Américains - et le reste du monde - ce sera le début d'une nouvelle ère. Bien sûr, il y aura des échecs, des scandales, d'inévitables déceptions. Mais en ce moment historique, l'heure est résolument à l'espoir.

La première fois que Barack Obama a visité la Maison-Blanche, c'était en 2004, peu après avoir été élu au Sénat des États-Unis. «L'intérieur n'a pas l'aspect lumineux que laissent présager les films ou les reportages télévisés. C'est un lieu bien tenu, mais fatigué ; une vieille maison où l'on doit sentir les courants d'air, les soirs d'hiver», écrit-il dans son dernier livre, L'audace d'espérer.

«Pourtant, alors que du vestibule je laissais mon regard errer dans les couloirs, je ne pouvais oublier que l'histoire s'y était écrite - John et Bobby Kennedy discutant en petit comité de la crise des missiles de Cuba ; F.D. Roosevelt apportant des changements de dernière minute à une allocution radiodiffusée ; Lincoln parcourant seul les couloirs et portant sur ses épaules le poids d'une nation.»

C'est désormais au tour de Barack Obama d'écrire l'histoire. Et de porter le poids d'une nation sur ses épaules. Une nation angoissée par la crise économique et financière. Une nation embourbée dans deux guerres sans issue apparente. Bref, une nation déprimée, qui a rarement entretenu autant d'espoirs envers son président. Comme le reste du monde, d'ailleurs.

Barack Obama, sa femme Michelle et leurs deux filles emménageront mardi dans la vieille maison aux courants d'air. La célèbre résidence géorgienne a été construite en partie par des esclaves. Deux cents ans plus tard, une première famille noire y déposera ses valises. Il n'y a pas d'autre façon de le dire: c'est un événement historique monumental.

Dehors, des centaines de milliers d'Américains seront rassemblés au National Mall pour saluer les nouveaux occupants de la Maison-Blanche. Dans cette mer humaine, les plus vieux se souviendront de l'époque, pas si lointaine, où les Afro-Américains n'avaient pas le droit de vote. Pour eux, l'élection d'un Noir à la tête du pays est une véritable rédemption. Et souligne cette capacité américaine à faire table rase sur le passé pour recommencer à neuf. Cette audace d'espérer, envers et contre tout.

Seront-ils inévitablement déçus?

Des attentes élevées

«L'espoir est un ballon dangereux. Il se gonfle facilement, mais il peut éclater tout aussi facilement », prévient Gil Troy, historien américain à l'Université McGill. « Souvenez-vous du délire des Afro-Américains au soir de l'élection, le 4 novembre. Qu'arrivera-t-il dans six mois, un an ou trois ans, alors que leur situation ne se sera pas vraiment améliorée? Comment accueilleront-ils le fait que Barack Obama n'est pas le messie? Comment la presse accueillera-t-elle ses premiers échecs? Car il y en aura, c'est inévitable.»

«Obama est devenu une icône avant même de prêter serment. Et ça, c'est un peu dangereux. On a rarement vu ça dans nos démocraties, des candidats qui suscitent une telle adhésion, au point où ils en deviennent presque mythiques. Maintenant qu'il est élu, il faut revenir sur Terre», dit Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix.

«Chaque fois qu'un président succède à un personnage impopulaire comme Nixon ou comme Bush, on pense qu'il va réinventer le pays, ajoute-t-il. Mais le pays est là, avec ses structures, ses lourdeurs, son dynamisme exceptionnel, et il va continuer à avancer dans la même direction.»

Un grand président ?

Reste que les grandes crises font parfois les grands présidents. «On n'a qu'à penser à Abraham Lincoln pendant la guerre civile ou à Franklin D. Roosevelt pendant la Grande dépression, souligne Gil Troy. Avec le traumatisme du 11 septembre, la guerre en Irak et, maintenant, l'effondrement des marchés financiers, Barack Obama a le potentiel de devenir, lui aussi, un grand président réformateur. Et il en a le désir.»

Y parviendra-t-il? «C'est une autre question, répond M. Troy. Rappelons-nous qu'en 1993, un autre politicien jeune, charismatique et bourré d'énergie a emménagé à la Maison-Blanche. Les gens parlaient de ses pouvoirs de rédemption parce que c'était un gars du Sud, de l'Arkansas. Mais la présidence de Bill Clinton n'a pas répondu aux espoirs suscités à l'époque.»

Donald Cuccioletta, chercheur à la chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM, ne s'attend pas à de grands bouleversements sous le règne d'Obama. «Il a fallu du temps avant qu'on réalise l'ampleur du New Deal de Roosevelt. On ne l'a vraiment réalisé que des décennies plus tard, dans les années 60 et 70. Les grands changements de société tardent souvent à prendre forme.»

Ce n'est pas tant le président lui-même, ni ses politiques, qui vont métamorphoser les États-Unis. « C'est surtout qu'Obama va donner à son peuple la volonté de se prendre en mains, de faire des changements au sein de la société américaine, dit M. Cuccioletta. Ça veut dire ouvrir les espaces publics qui avaient été fermés sous l'ère Bush avec le Patriot Act et la guerre contre le terrorisme. Ça veut dire donner un second souffle au pays, raviver le rêve américain. »

La fin des divisions

Rêver. Nos voisins du Sud en ont bien besoin. L'élection de Barack Obama leur a prouvé, pour une fois, ce qu'on leur répète depuis leur tendre enfance : dans ce pays, tout le monde peut devenir président. Même un enfant métis, né d'une Blanche du Kansas et d'un Noir du Kenya. Même un «outsider» ayant tracé seul son chemin jusqu'à la Maison-Blanche, bien loin des grandes dynasties à la Kennedy ou à la Bush, au sein desquelles les enfants naissent dans le pouvoir et sont élevés pour l'exercer.

Pour l'heure, en tout cas, Barack Obama séduit à peu près tout ce que l'Amérique compte de médias, qui multiplient les éditions spéciales... et les hyperboles. Les commentateurs évoquent « l'aube d'une nouvelle ère», parlent déjà de «l'avant» et de «l'après Obama». On le voit comme l'homme de toutes les réconciliations - entre riches et pauvres, entre le nord et le sud, entre les Noirs et les Blancs. N'a-t-il pas promis de s'élever au-dessus de la petite politique de la division afin d'unir le pays?

«Les années Bush et Clinton ont vraiment écorché le tissu social américain, explique M. Troy. D'abord, le scandale Monica Lewinsky a suscité beaucoup de cynisme. La polarisation qui a émergé pendant cette période s'est intensifiée dans les années Bush avec la guerre en Irak, l'ouragan Katrina... un désastre après l'autre. Les Américains cherchent à mettre tout ça derrière eux.»

Obama et le monde

Avec Barack Hussein Obama aux commandes, le Grand Satan changera radicalement de visage.

Désormais, les États-Unis seront dirigés par un homme dont le deuxième prénom rappelle un dictateur déchu... et dont le nom de famille évoque celui du chef d'Al-Qaeda!

Un homme qui a des racines en Afrique et qui a passé une partie de son enfance en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde. Un homme, surtout, qui a promis de mettre un terme aux politiques unilatéralistes désastreuses de l'ère Bush.

De quoi donner bien des maux de tête aux adeptes de l'antiaméricanisme, tant dans les pays arabes qu'ailleurs dans le monde. De quoi offrir, aussi, une marge de manoeuvre appréciable au nouveau président.

«Barack Obama change l'atmosphère, dit Jocelyn Coulon. Il envoie un message très positif au reste du monde et ça, c'est déjà beaucoup en diplomatie. La confrontation est terminée. Bien sûr, les États-Unis vont défendre leurs intérêts supérieurs, mais ils veulent recommencer à consulter leurs alliés, remettre le multilatéralisme sur les rails.»

Cela dit, il ne faut pas s'attendre à ce que Barack Obama guérisse tous les maux de la planète, au risque d'être déçu, prévient M. Coulon. «On ne se rend pas compte que, même s'ils demeurent la première puissance du monde, les États-Unis ne sont plus ce qu'ils étaient.»




Sainte-Foy/Sillery: message clair contre la densification

15 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Les citoyens de Sainte-Foy/Sillery en avaient gros sur le coeur hier soir. Plus de 350 d'entre eux se sont présentés à l'édifice Andrée-P.-Boucher pour hacher menu le nouveau règlement d'urbanisme que concocte la Ville de Québec depuis maintenant quatre ans. Leur message : pas question de densifier leur quartier.

«Je ne souffre pas du syndrome - pas dans ma cour-, ils sont déjà dans ma cour. Je ne les veux pas dans ma chambre», a lancé un citoyen dans son intervention ponctuée par l'humour. Un humour qui n'a pas manqué de provoquer des rires jaunes dans la salle bondée de résidants inquiets, réunis dans l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy.

Alors que cette séance de consultation devait être la dernière d'une longue série, la forte mobilisation d'hier soir a forcé l'ajout d'au moins une autre rencontre, mardi. La salle était tellement bondée en début de soirée que certains ont dû suivre les échanges à l'extérieur, certains tendant le cou pour entendre ce qui s'y disait.

Les résidants en avaient tout particulièrement contre le concept de «densification douce» avancé dans le règlement qui cherche à uniformiser - ou harmoniser, dans le jargon de la Ville - les règles d'urbanisme des villes fusionnées. Ces nouvelles règles prévoient en effet la permission dans Sainte-Foy/Sillery d'ajouter un deuxième logement à une maison ou encore de bâtir des jumelés.

C'est déjà trop, ont répondu en coeur les nombreux citoyens à s'être déplacés. «La densification douce, c'est la manière polie de dire «construire des champignons à côté des maisons»», s'est indigné l'un d'eux. Un autre a comparé la construction plus dense à l'apparition de verrues.

«La notion de densification douce paraît trompeuse. Il y a sûrement eu confusion parce que les citoyens veulent conserver leur qualité de vie, maintenir les maisons unifamiliales isolées», a plaidé Francine Marcotte, présidente du conseil de quartier Sillery.

Les représentants des cinq conseils de quartier de l'arrondissement ont par ailleurs dressé une liste d'incongruités du règlement, comme la permission d'ériger des bâtiments d'habitation à même le jardin Roger-Van den Hende.

La résistance surprend

Durant ces trois heures de consultation, seuls les avocats d'entreprises venus demander des ajustements pour faciliter leur implantation le long du boulevard Laurier n'ont pas vilipendé le règlement. Non sans causer des grincements de dents dans la salle davantage favorable à un moratoire sur toute construction de nouvelle tour à bureaux. Ce qui a fait dire à une résidante que, «à voir les gens ce soir, l'harmonisation est tout sauf harmonieuse».

La forte opposition au nouveau règlement d'urbanisme rencontrée hier soir dans l'arrondissement Sainte-Foy/Sillery a quelque peu désarçonné le vice-président du comité exécutif, François Picard, qui a assisté à la rencontre.

«On s'attendait à (cette résistance) pour la construction d'édifices en hauteur, pour la circulation. Là où je suis plus surpris, c'est que même la densification douce, on n'en veut pas. Ajouter un deuxième logement dans une résidence existante ou même les jumelés, on n'en veut pas», s'est-il étonné.

Devant faire face aux prix exorbitants des terrains en ville, Québec espérait atténuer le problème en permettant des constructions plus denses, notamment dans Sainte-Foy/Sillery. «Le message que je veux lancer à la population de la nouvelle Ville de Québec, c'est que les terrains résidentiels, on en a de moins en moins. Ceux qui nous restent à développer sont dans des montagnes, près de cours d'eau ou dans des zones humides. On veut éviter l'étalement urbain, le déboisement qui cause le ruissellement d'eau et des inondations», a expliqué François Picard.

Ce dernier s'explique la forte mobilisation d'hier soir par le rapide développement le long du boulevard Laurier et les importants problèmes de circulation qui en découlent. «Je pense que c'est les grues qu'on voit monter à Sainte-Foy qui surprennent, en plus des problèmes de circulation que les gens vivent dans leur quartier.»

L'administration Labeaume doit d'ailleurs annoncer aujourd'hui la création d'un comité sur les transports pour trouver des solutions aux problèmes de circulation en ville. Une réflexion qui s'annonce délicate, reconnaît M. Picard.




Controverse en Chambre autour de Jean Pelletier

15 01 2009

( Michel Corbeil - Le Soleil ) - (Québec) - Jean Pelletier ne laisse toujours pas la classe politique québécoise indifférente. La motion de l'Assemblée nationale lui rendant hommage a soulevé un petit vent de controverse.

Hier, un nombre indéterminé de députés péquistes ont quitté le Salon bleu lorsque le premier ministre libéral, Jean Charest, a commencé l'éloge de l'ex-maire de Québec, décédé le 10 janvier.

Des libéraux ont affirmé qu'une trentaine d'élus du PQ se sont levés de leur siège. L'ADQ situe ce nombre à une vingtaine. La députée du Parti québécois Agnès Maltais a parlé d'une demi-douzaine.

M. Pelletier a aussi fait sa marque comme directeur de cabinet de Jean Chrétien, alors au pouvoir à Ottawa à la tête du Parti libéral du Canada. Hier matin, Le Soleil a publié un dernier entretien réalisé avec Jean Pelletier où ce dernier confesse qu'il ne s'est jamais posé de questions sur la légalité du financement du «love in» organisé en 1995, à la veille du référendum, pour le camp du Non.

En point de presse, Jean Charest a eu des mots très durs envers les péquistes qui se sont absentés, «presque le trois quarts» de la députation du Parti québécois, a-t-il pris la peine de mentionner. Il a signalé que cela a d'ailleurs été le cas pour Mme Marois.

«Si, à chaque fois qu'on est en désaccord, on quitte la pièce, c'est la démocratie qui en souffre. Mais c'est surtout l'absence de respect envers l'autre, pas seulement envers M. Pelletier, qu'il faut voir là-dedans, a noté le premier ministre. Je regrette infiniment qu'au Parti québécois, il y ait si peu de respect pour les autres.»

Le PQ irrité

La déclaration a irrité au plus haut point le leader du PQ en Chambre, Stéphane Bédard. Lorsque la députée péquiste Agnès Maltais a pris la parole, «j'ai vu des députés et des ministres libéraux sortir (de l'enceinte parlementaire). Je ne leur en tiens pas rigueur», puisque cette pratique est courante depuis toujours à l'Assemblée nationale, a avancé le député de Chicoutimi.

«Je suis outré par ses propos, a-t-il lancé. C'est de la diversion de bas étage. Jean Charest utilise la mort de quelqu'un pour enlever la lumière sur l'absence de mesures pour aider l'économie», a-t-il poursuivi, en ajoutant que le chef libéral devrait s'excuser auprès de la famille de M. Pelletier.

Croisée à l'Assemblée nationale, Agnès Maltais a catégoriquement nié qu'un mot d'ordre ait circulé pour sortir de la salle. Ceux qui l'ont fait étaient des recrues à leurs premières séances parlementaires.

En point de presse, Pauline Marois a convenu que l'ex-maire n'a pas laissé que de bons souvenirs aux souverainistes. «Mais, a-t-elle insisté, j'ai témoigné à l'égard de M. Pelletier, lors de son décès, de la qualité de cet homme.»

Le chef démissionnaire de l'ADQ, Mario Dumont, a remarqué que ce sont les nouveaux venus au PQ qui sont partis. Son interprétation : «Quand on sort avec autant de discipline, que c'est notre première session à vie, il faut quasiment que quelqu'un te l'ait dit.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

15 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le jeudi 15 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Maximum moins 23.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 32.

Vendredi:

Ensoleillé. Maximum moins 23.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 23.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 19.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 15.




La navette Discovery placée au pas de tir à un mois du lancement

15 01 2009

( L'Express.fr - Par Reuters, publié le 15/01/2009 à 07:50 ) - ( CAP CANAVERAL, Floride ) - La navette spatiale Discovery a été convoyée mercredi sur son pas de tir en vue de son lancement, prévu le 12 février, vers la Station spatiale internationale (ISS).

Cinq missions vers l'ISS sont programmées pour 2009, ainsi qu'une sixième pour la maintenance du télescope spatial Hubble.

Les sept astronautes qui prendront place à bord de Discovery livreront à la station spatiale son dernier jeu de panneaux solaires, qui lui permettra d'atteindre sa pleine puissance électrique, plus de dix ans après le début de sa construction.

Les panneaux sont actuellement pliés à l'intérieur d'une poutre métallique de 14 mètres de long et pesant 15 tonnes, qui complètera l'ossature externe de l'ISS.

Perchée sur l'immense véhicule à chenilles que la Nasa utilisait déjà à l'époque du programme Apollo, Discovery a mis six heures pour rallier son hangar au pas de tir, situé 5,5 km plus loin.

Au sein de l'équipage de la navette figurera le Japonais Koichi Wakata, qui deviendra le premier astronaute de son pays à effectuer un séjour de longue durée à bord de l'ISS, où il remplacera l'Américaine Sandra Magnus, arrivée à la mi-novembre.

( Irene Klotz, version française Gregory Schwartz )




Météorologie
Le « facteur vent » expliqué

15 01 2009

( Un texte d' Alain Labelle ) - Plusieurs régions du Québec affrontent actuellement les températures les plus froides enregistrées depuis six ans.

Environnement Canada s'attend même à ce qu'un record de froid soit atteint vendredi matin: les températures avoisineront les 30 degrés sous zéro.

Pour les météorologues, les mois hivernaux sont l'occasion d'entendre dans les médias une erreur récurrente concernant le refroidissement éolien, autrefois appelé facteur vent.

J'entends souvent des journalistes dire qu'avec le vent, la température baisse. C'est faux. C'est uniquement une impression!

— Pascal Yacouvakis, météorogue

Il est important de ne pas confondre cet indice et la température extérieure réelle.

Le refroidissement éolien est une équation statistique qui a été créée par des chercheurs d'Environnement Canada et de son pendant américain (le National Weather Service) afin de quantifier la température perçue par le corps humain.

Le déplacement d'air, en soi, ne fait pas baisser la température.

— Pascal Yiacouvakis

Cet indice, créé en laboratoire à l'aide de capteurs et d'une soufflerie, combine la vitesse du vent et la température extérieure.

Plus la température est basse, plus l'impact du vent sur la température perçue par le corps humain sera grand.

L'exemple du seau

Si vous laissez un seau d'eau dehors par une température de moins 20 degrés celsius, l'eau gèlera plus vite s'il vente, mais la glace ne sera pas plus froide (par contre, elle deviendra aussi froide que l'air extérieur plus vite).

C'est-à-dire que l'énergie contenue dans l'eau chaude se dissipera plus rapidement avec le refroidissement éolien.

Pour sa part, le corps humain peut accélérer la dépense d'énergie afin de maintenir sa température corporelle stable, d'où la sensation de plus grand froid.

Saviez-vous que ?

La température réelle la plus froide à Montréal a été enregistrée le 15 janvier 1957: le thermomètre indiquait alors -37,8 degrés Celsius.




Recul de dix ans pour les produits du terroir

15 01 2009

( Le Devoir - Fabien Deglise ) - Le coup a été dur. La crise de la listériose qui s'est abattue sur le milieu fromager québécois il y a près de six mois n'a pas juste entraîné la destruction hautement médiatisée de plusieurs tonnes de fromage. Elle a aussi fait reculer l'ensemble des terroirs du Québec d'environ dix ans, estiment aujourd'hui artisans et groupes de défense de la ruralité.

Et ce recul se déroule dans la plus grande indifférence du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), pourtant responsable de la débâcle, dénoncent-ils aujourd'hui en choeur.

«L'intervention du MAPAQ [qui à la fin de l'été 2008 a ordonné la saisie et la destruction de plusieurs tonnes de fromages soupçonnés d'être contaminés à la bactérie Listeria monocytogenes] a fait mal», résume Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. «Oui, le ministère a un mandat de santé publique avec lequel on ne peut pas faire de compromis. Mais la façon dont il a agi a été démesurée par rapport au danger, ajoute-t-elle. Ç'a jeté le discrédit sur les terroirs, sur l'industrie fromagère, et ça nous a fait reculer de dix ans.»

L'organisme dit recevoir depuis quelques mois des signes inquiétants en provenance des campagnes, où plusieurs producteurs pourraient être amenés à mettre la clef dans la porte dans les prochains mois. «Les consommateurs sont devenus soudainement très nerveux par rapport aux produits du terroir, estime Mme Bolduc. Cela ne touche pas seulement les fromages, d'ailleurs, mais aussi les produits carnés. Ce n'est pas très rassurant et, en février ou mars, nous allons sans doute entendre parler de disparition de produits et de fermeture d'entreprises.»

Cette crainte, Jacob Lehmann, propriétaire de la fromagerie du même nom à Hébertville, au Lac-Saint-Jean, la partage d'ailleurs. «Je ne suis plus dans l'inquiétude de voir disparaître les terroirs du Québec, je suis dans la certitude de cette disparition prochaine», a indiqué au Devoir cette semaine le producteur, qui dit encaisser difficilement le contre-coup de la crise de la listériose.

Et pour cause. Ses fromages au lait cru attisent en effet depuis la fin de l'été dernier une certaine «paranoïa» de la part du MAPAQ, dit-il, qui multiplie les inspections et bloque la mise en marché de ses produits en raison de normes «plus sévères qu'en Europe», résume l'artisan. «Je suis convaincu que le ministère veut rayer les fromages québécois au lait cru de la carte».

La situation est d'ailleurs paradoxale, selon lui, en raison d'une réalité bactérienne très simple: la bactérie Listeria monocytogenes ne se retrouve jamais dans les fromages au lait cru. Les rappels d'aliments effectués dans plusieurs fromageries du Québec l'été dernier visaient d'ailleurs des fromages composés de lait pasteurisé et «élevés» dans des environnements pourtant aseptisés, ce que les inspecteurs du MAPAQ semblent avoir oublié, ironise M. Lehmann.

«Tous ceux qui produisent des fromages au lait cru sont sur le gros nerf parce que nous ne savons pas quand tout ça va péter, poursuit-il. Nos entreprises sont en jeu. On n'en dort plus. Les inspecteurs du MAPAQ nous font vivre harcèlement et intimidation.»

Le fromager en veut pour preuve le fait qu'en 2006-07 à peine 4,7 % des toxi-infections alimentaires recensées par le gouvernement provincial ont été induites par la consommation de lait et de produits laitiers, indique un rapport du ministère. Les produits de la viande sont à l'origine de 35,7 % de ces maladies de la bouffe liées à des bactéries comme la Listeria monocytogenes. «Or, moi, je dois composer avec une inspection par semaine alors que les boucheries sont visitées une fois tous les deux ans, poursuit M. Lehmann. C'est de la folie.»

Terrible retour en arrière

Pour éviter la fermeture, le fromager avoue avoir abandonné sa production de fromages au lait cru, en décembre dernier, remplacés désormais pas des produits moins typés au lait pasteurisé. «C'est triste, mais c'était une question de survie», dit-il.

Cette décision inquiète Nancy Portelance, présidente de Plaisirs Gourmet, qui distribue plusieurs fromages artisanaux du Québec et qui voit dans ces pertes annoncées ou effectives de produits au lait cru un «important recul» pour la gastronomie régionale du Québec. «Les terroirs ont fait naître des saveurs exceptionnelles sur une courte période de temps, dit-elle. Si on devait les perdre, ce serait un terrible retour en arrière.»

L'attitude du ministère de l'Agriculture envers les terroirs du Québec est d'ailleurs difficile à comprendre pour elle, surtout à un moment où le milieu des produits régionaux essaie de remonter la pente de l'après-crise de la listériose et demeure toujours un peu fragile.

«La confiance des consommateurs et des détaillants est de retour, c'est vrai», dit Mme Portelance, qui confirme que les ventes de fin d'année n'ont pas été aussi mauvaises que ce qui avait été envisagé. «Mais il y a encore du travail. Les clients convaincus, ceux qui appuient les terroirs depuis 10 ans, ne nous ont jamais lâchés. Mais les derniers à être entrés dans le cercle des amateurs de fromages fins, eux, nous les avons perdus à cause de la crise. Or ils ont été difficiles à séduire et ils vont être difficiles à reconquérir. Et dans ce contexte, tous les acteurs des terroirs devraient unir leurs forces, y compris le MAPAQ qui doit agir pour et non pas contre les producteurs.»

Solidarité rurale du Québec le croit aussi. L'organisme a d'ailleurs fait part de ses craintes au ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard, à la fin de l'année dernière, précise Claire Bolduc. «Quand un fromage artisanal disparaît, ça ne laisse pas juste un vide sur la tablette d'une fromagerie, dit-elle. C'est toute une communauté et le développement de la ruralité qui sont interpellés. L'enjeu est donc important et le ministre doit prendre sérieusement le parti des terroirs, avec une obligation de résultats.»

Dans la foulée de la crise de la listériose, Québec a présenté en octobre dernier un plan d'aide des fromagers et détaillants touchés. Ce plan est doté d'une enveloppe de 8,2 millions sur trois ans pour alimenter, entre autres, des prêts sans intérêt. «C'est de la foutaise, résume Jacob Lehmann. Dans le contexte, accepter les prêts du MAPAQ, c'est suicidaire, parce que de toute façon il va falloir les rembourser et, pour ça, il faut générer des revenus.»

Ironiquement, en juillet dernier, un mois avant le premier rappel de fromages soupçonnés d'être contaminés à la Listeria monocytogenes, Québec annonçait en grande pompe l'entrée en vigueur de sa nouvelle réglementation visant à stimuler le développement des fromages au lait cru au Québec. Cette modernisation entraînait entre autres l'abolition d'une contrainte d'affinage, mesure applaudie par le milieu des fromagers. À l'époque, Laurent Lessard qualifiait d'ailleurs la chose de «véritable révolution». «Nos artisans seront à même de mettre à profit leur savoir-faire reconnu pour créer une toute nouvelle génération de fromages au lait cru qui répondent aux goûts des consommateurs», disait-il à l'époque.




Nortel est morte dans sa forme actuelle

15 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Michel Munger ) - L'équipementier en télécoms Nortel (NT) est mort dans sa forme actuelle, peu importe ce qui arrivera dans le cadre sa restructuration avec la protection de la cour.

C'est du moins ce que croit Amit Kaminer, analyste en télécommunications pour la firme torontoise SeaBoard Group.

Répondant aux questions de LaPresseAffaires.com, cet expert n'a pas hésité à dire que les changements qui auront lieu seront profonds... et qu'ils ont déjà commencé.

«C'est la question la plus importante, lance-t-il. Nortel, qu'elle émerge ou non de ce processus, sera une compagnie différente. La direction a déjà pris des mesures avec la vente de Metro Ethernet Networks, le démantèlement de la recherche et développement centrale pour placer ses activités au sein des différentes divisions.»

«On préparait déjà la compagnie pour une vente ou un avenir différent, martèle l'analyste. Mais il est encore trop tôt pour dire comment ça finira.»

Chose certaine, Nortel pouvait difficilement sortir du marasme d'elle-même.

«Nortel a tout le talent qu'il faut mais son problème vient de la confiance, affirme Amit Kaminer. Comment convaincre le client actuel, et celui que vous tentez de séduire, que vous serez là encore longtemps ? C'est difficile, dans le monde de l'équipement en télécoms, de remplir le carnet de commandes sans cette confiance. Ce n'est pas seulement la vente de boîtes qui compte, mais aussi la capacité de préparer le futur. Il faut fournir du soutien et surtout un partenariat solide aux clients.»

Sans la confiance, il faut se battre pour chaque contrat tant au niveau des prix que de la qualité, souligne l'analyste. Le tout dans un contexte où les Chinois envahissent le secteur des produits à plus bas prix.

«La concurrence est de plus en plus forte et les marges sont moins intéressantes qu'auparavant, souligne M. Kaminer. Aussi, Nokia Siemens et les autres concurrents sont aussi difficiles à battre.»

La division CDMA, une technologie traditionnelle de sans-fil, est souvent citée comme une division que des adversaires voudraient racheter.

Amit Kaminer croit plutôt que l'avenir est prometteur pour des technologies plus récentes. Il cite par exemple le partenariat de Bell et Telus vers un réseau High Speed Packet Access (HSPA).

Le CDMA intéresse surtout les nouveaux acteurs et les marchés de sans-fil moins développés.

«Ce qui est plus intéressant, c'est le 4G, dit-il. Nortel a des partenariats comme celui avec IBM. Il faudra surveiller cela de près car c'est une division futuriste. Mais ce ne sont pas toutes les divisions qui seront vendues. Il est difficile de vendre les activités dans le climat économique actuel.»




Québec sous l'emprise d'un dôme de froid

15 01 2009

( Nadia Ross - Le Soleil ) - (Québec) - La vague de froid qui touche le Québec depuis hier marquera l'histoire autant pour ses températures records que pour sa durée. Il est en effet rare de voir une vague de froid durer plus que deux jours, estime René Héroux, météorologue à Environnement Canada.

Le système dépressionnaire qui s'est installé lundi au nord du Saint-Laurent a créé un dôme d'air froid qui devrait demeurer au-dessus de la province jusqu'à samedi. «C'est assez inusité!» dit-il.

Qui plus est, les plus basses températures devraient être enregistrées demain alors que les météorologues anticipent un bon -32 ºC, sans le facteur éolien. «Heureusement, il ne devrait pas trop y avoir de vent cette journée-là. Mais, on pourrait bien battre le record de 1992», prédit M. Héroux. Le mercure était descendu à -30,4 ºC le 16 janvier de cette année.

Hier midi, la station météo de l'aéroport de Québec indiquait une température de -21 ºC avec des rafales de vent de 50 km/h. Ainsi, la température sentie était de 35 degrés au-dessous de zéro.

Avertissement d'Hydro

Pour sa part, Hydro-Québec anticipe une consommation record attribuable à la vague de froid. «Selon les prévisions, les besoins du Québec atteindront 37 900 MW, dépassant ainsi la pointe historique de consommation de 36 268 MW enregistrée le 15 janvier 2004», pouvait-on lire dans un communiqué diffusé hier par la société d'État.

Aussi demande-t-elle à la population de réduire sa consommation d'électricité aujourd'hui et demain pendant les heures de pointe. C'est-à-dire le matin entre 6h et 9h et le soir entre 17h et 20h.

Pour ce faire, il est conseillé de réduire le chauffage de deux degrés dans toutes les pièces, de réduire l'éclairage au strict nécessaire ainsi que la consommation d'eau chaude. Pour donner un bon coup de pouce à Hydro-Québec, il est également conseillé d'éviter l'utilisation du lave-vaisselle, de la laveuse et de la sécheuse.




La vie de Steve McQueen adaptée au cinéma

15 01 2009

( Agence France-Presse - Los Angeles ) - La vie de l'acteur américain légendaire Steve McQueen va faire l'objet d'un film, en cours de préparation par des producteurs, a rapporté mercredi le quotidien professionnel Variety.

Deux producteurs hollywoodiens ont acheté les droits d'adaptation au grand écran d'une biographie de l'acteur des Sept mercenaires, de La grande évasion et de Bullitt, et le film pourrait être soutenu par le grand studio Paramount, selon la même source.

McQueen, l'un des acteurs les plus populaires des années 1960 et 1970, est mort d'un cancer du poumon en 1980 à l'âge de 50 ans après une vie sans compromis qui lui avait valu le surnom du «roi du cool».




Tourisme Charlevoix veut faire passer la taxe par nuité à 3 %

15 01 2009

( Sylvain Desmeules, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (La Malbaie) - Tourisme Charlevoix songe sérieusement à faire passer la taxe sur l'hébergement de 2 % à 3 % la nuitée, mais pas question d'imposer pareille décision sans avoir consulté les membres.

«On peut imaginer que c'est ce que nous souhaitons, mais on veut d'abord avoir la délicatesse de consulter les membres votants de l'hébergement avant de le recommander», disait le directeur général, Alyre Jom­phe.

Cette nouvelle taxation aurait pour effet de faire gonfler les montants provenant de cette taxe de 650 000 $ à 1,1 million $. «Tous les frais augmentent alors que les revenus stagnent», mentionne M. Jomphe.

Plus de revenus signifierait l'intensification des efforts promotionnels au Canada (hors Québec), aux États-Unis et à l'international.

Parallèlement à ce projet, Tourisme Charlevoix veut aussi revoir son image de marque tout en multipliant les alliances avec d'autres organismes de promotion touristique.




Bush veut aller une dernière fois à Camp David

15 01 2009

( Associated Press - Washington ) - Le président sortant George W. Bush fait ses cartons à la Maison Blanche, il retourne les derniers appels de dirigeants étrangers et prépare son discours d'adieu.

D'après sa porte-parole Dana Perino, il reste peu d'événements dans les tuyaux. Il a rencontré à titre privé mercredi les familles des soldats tués en Irak et en Afghanistan, puis aura un déjeuner jeudi au Département d'Etat et un discours en prime-time à la nation.

La dernière semaine de George W. Bush, président des Etats-Unis, devrait se dérouler à Camp David, un lieu de retraite dans les montagnes, au nord de Washington. «Je pense qu'il fera probablement très froid là-haut ce week-end, a souligné Dana Perino, mais il adore y aller pour être au calme et faire du VTT.»

Le calme ne lui manquera pas ensuite, puisqu'il part mardi pour le Texas, où il s'occupera de la bibliothèque présidentielle et du centre pour la liberté de l'église méthodiste locale. «Et puis je vais sans doute écrire un livre. Je suis intéressé par le SIDA et l'aide à l'Afrique, l'initiative contre la malaria que nous avons lancé sur le continent» a confié le futur retraité à l'interviewer de CNN, Larry King, mardi. «J'aime le vélo et les parcs nationaux, j'aurais beaucoup à faire» a conclu George W. Bush




Bye Bye 2008
Radio-Canada renouvelle ses excuses

15 01 2009

Depuis la diffusion du Bye Bye 2008, la Ligue des noirs du Québec ne décolère pas.

Mercredi, l'organisme a fait parvenir des mises en demeure à la Société Radio-Canada et aux auteurs de l'émission présentée le 31 décembre. Il leur demande des excuses officielles pour des propos tenus lors de la revue de fin d'année.

« Nous n'acceptons pas des excuses vagues sans des précisions particulières sur ce qui [a été] dit sur la communauté noire », dit le président de la Ligue, Dan Philip.

Radio-Canada a diffusé en fin d'après-midi une réponse à la Ligue des noirs du Québec. « Si une quelconque ambiguïté subsiste malgré la lettre ouverte publiée sur le sujet dans les journaux le 7 janvier dernier, Radio-Canada tient à s'excuser formellement auprès de toute personne qui s'est sentie offensée par l'émission. »

La Ligue des noirs s'insurge contre deux sketchs en particulier, soit la parodie de l'émission de Denis Lévesque en entrevue avec le président désigné des États-Unis, Barack Obama, et le monologue de l'humoriste Jean-François Mercier.

« Ce n'est pas une comédie, c'est une tragédie quand, en 2008, on [peut] se permettre de véhiculer les mêmes stéréotypes dévalorisants sur une race », dit Gabriel Bazin, porte-parole de l'organisme.

La Ligue des noirs entend déposer des plaintes devant Patrimoine canadien et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Elle demande aussi au procureur général du Canada de se pencher sur le dossier pour voir s'il y a lieu de déposer une poursuite criminelle pour propos haineux.

Selon M. Philip, les propos contenus dans le Bye Bye 2008 peuvent inciter à la violence contre la communauté noire.

La semaine dernière, les auteurs des textes du Bye Bye et la productrice et animatrice Véronique Cloutier se sont excusés pour le contenu de certains sketchs et se sont défendus d'être racistes. Radio-Canada a aussi convenu que « l'édition de cette année comprenait des éléments qui pouvaient ne pas être du goût de tout le monde ».




Obama promet une «cyber investiture» accessible à tous

15 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président élu américain Barack Obama a promis dans une vidéo diffusée sur internet que son investiture serait accessible même à ceux qui ne braveront pas les foules attendues à Washington, grâce aux nouvelles technologies.

«Vous avez sans doute entendu les informations annonçant qu'un nombre sans précédent d'Américains prévoient de nous rejoindre à Washington», mardi pour la prestation de serment du 44e président des Etats-Unis, a dit M. Obama dans cette vidéo diffusée sur YouTube et sur le site du comité chargé des cérémonies d'investiture.

Le président élu a mis en garde contre «de longues queues, des difficultés à se déplacer, (et) beaucoup de marche à pied par une journée d'hiver qui pourrait être très froide», avant d'assurer aux Américains que passer la main sur un bain de foule ne voulait pas nécessairement dire rater ce moment historique.

La couverture en direct par les télévisions, des alertes envoyées sur les téléphones portables, et la retransmission en direct sur internet grâce à des caméras des concerts et des bals d'investiture font partie des outils employés pour que cette «cyber investiture» soit accessible à tous, a dit M. Obama dans son message vidéo.

Les autorités de la capitale avaient initialement annoncé jusqu'à cinq millions de personnes à Washington mardi, mais ces chiffres ont été révisés à la baisse. Quelque deux millions de spectateurs sont désormais attendus, après des avertissements des autorités en charge des transports, de la sécurité et des responsables de la municipalité, sur les difficultés que pourraient rencontrer de nombreuses personnes, notamment les handicapés, les personnes âgées ou les parents de jeunes enfants.

Un porte-parole du comité chargé de l'investiture a admis qu'il serait difficile de se déplacer dans la ville, mais a affirmé que des efforts étaient faits pour satisfaire ceux qui viendraient.

Des interprètes en langue des signes seront présents sur l'itinéraire du défilé présidentiel, des services de description vidéo seront accessibles aux non-voyants, et des plateformes surélevées sur le Mall, la grande esplanade devant le Capitole, seront ouvertes aux visiteurs, a indiqué Kevin Griffiths.




La vie sous un viaduc à -31'C

15 01 2009

( Katia Gagnon - La Presse ) - On gelait hier, on gèle aujourd'hui, et autant s'y faire, c'est parti pour encore quelques jours. Pas un temps à laisser un sans-abri dehors, même s'il refuse un gîte chauffé. Car il reste des places dans les refuges, mais certains refusent mordicus d'y aller. Par de tels froids polaires, il n'y a pas à hésiter: si la persuasion échoue, la police prend le relais.

Sous un viaduc à l'ombre des tours du centre-ville, une cabane de fortune se dresse entre deux piliers de béton. Une clôture de fer, une grande toile de plastique. Et là, couché dans la pénombre, il y a un homme. Ce soir, il fait -31 degrés avec le vent. Et M. Caron, 59 ans, a la ferme intention de passer la nuit dehors. «Ça fait 30 ans que je vis dehors, tabarnak!»

«Oui, je sais que ça fait 30 ans. Mais moi, je n'avais pas connaissance que vous viviez dehors pendant les 29 autres années. Là, je le sais. Et si vous mourez de froid ce soir, je vais me sentir très, très mal», lui dit doucement Nancy Keays, infirmière à l'équipe itinérance du CLSC des Faubourgs. Mme Keays et Jason Champagne font, en ce début de soirée, un blitz d'urgence auprès de sans-abri à risque repérés en matinée. Afin de s'assurer qu'ils ne meurent pas gelés.

Nancy Keays connaît bien M. Caron. Avant de connaître son nom, elle l'avait surnommé M. Squat. Il vit en permanence sous ce viaduc, où les autos qui passent produisent en permanence un roulement de tonnerre.

M. Caron ne veut rien entendre. Jason Champagne s'interpose. «Je suis le patron de Nancy. Vous avez le choix. Ou vous allez dans un refuge, ou on vous emmène à l'hôpital. Vous ne pouvez pas rester dehors.» M. Caron grommelle. Jason Champagne empoigne son cellulaire. Il réclame une ambulance et une voiture de police pour conduire l'homme à l'hôpital Jean-Talon, l'établissement de garde ce soir dans ce genre de situations.

De loin, M. Caron entend le téléphone. «Câlisse de mémères!» Il se lève, enfile ce qui lui tient lieu de bottes, et part, son mince manteau grand ouvert. Les intervenants le suivent pendant un moment. À cause de la circulation, ils sont cependant contraints d'interrompre leur filature.

Après un moment, le constat est clair. «On l'a perdu», dit Jason Champagne. Les intervenants se rendent au poste de police de quartier, afin de demander aux agents de passer le voir, au cours de la soirée, pour s'assurer qu'il est toujours en vie. Impossible, leur répond l'agent en service. À cause du spectacle du rappeur Lil' Wayne, toutes les voitures sont au Centre Bell. «Mais si quelqu'un appelle, on va y aller.»

Évidemment, personne ne va appeler pour M. Caron. L'homme va donc passer la nuit dehors.

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Gare Windsor. Nancy Keays et Jason Champagne sont à la recherche d'un jeune repéré ce matin. Dans les escaliers, ils croisent un homme, vêtu d'un simple chandail de laine. Ses mains sont nues. Il a un sac de plastique à la main. «Est-ce que vous êtes dehors, monsieur?» demande Mme Keays. «Depuis toujours, madame. Je ne suis pas un itinérant, je suis un campeur», répond l'homme. «Ce soir, vous pouvez mourir de froid si vous dormez dehors», lui dit l'intervenante. «Il ne faut pas dormir, il faut marcher», réplique-t-il.

L'homme remercie les intervenants, qui lui proposent de l'emmener à la Mission Bon Accueil, située tout près. Il refuse poliment. «C'est une trop courte distance. Je vais me rendre à pied.» Nancy Keays le regarde partir avec inquiétude.

Le jeune que les intervenants recherchent est encore en haut de son escalier. Il porte un kangourou, pas de bottes, pas de mitaines, pas de tuque. Hier, Robbie, 25 ans, a couché à côté d'un guichet automatique. Ce soir, il n'a nulle part où aller. «Ils vont vous expulser de la gare bientôt», lui souligne Mme Keays. Robbie suivra finalement les intervenants à la Mission Bon Accueil, où une quarantaine d'hommes sont déjà assis dans la cafétéria.

Nancy Keays suit régulièrement «ses» sans-abri, qui se retrouvent un peu partout dans l'île de Montréal. Pour ceux qu'elle connaît, et dont elle sait qu'ils ont des problèmes de santé mentale, elle intervient parfois en prévention pour les faire hospitaliser avant de très grands froids. Cependant, la plupart des sans-abri qu'elle rencontre dans ces blitz d'urgence, elle ne les a jamais vus auparavant. La plupart acceptent volontiers de la suivre dans un refuge. Mais d'autres sont totalement récalcitrants.

Celui-ci, par exemple, rencontré plus tôt dans la journée dans un parc du centre-ville. Vêtu d'un simple manteau de printemps, il était nu-pieds dans ses souliers. Ses pieds étaient déjà couverts d'engelures. Il a refusé de suivre Nancy Keays.

Aux dernières nouvelles, des policiers étaient à sa recherche.




Airbus lance son long courrier A350

15 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Airbus a posé mercredi à Toulouse la première pierre de la ligne d'assemblage de son futur long-courrier A350. Pour l’avionneur européen, cet appareil est stratégique puisqu’il est destiné à concurrencer directement le Dreamliner de l'américain Boeing sur le créneau très porteur des appareils de 250 à 350 places. Le premier vol d’essai est prévu pour 2012 et les premières livraisons en 2013.

Pour Airbus, le projet A350 est déterminant pour les années à venir. L’avionneur européen a posé mercredi à Toulouse la première pierre de la ligne d'assemblage de cet appareil qui devra non seulement se positionner sur le créneau très porteur des appareils de 250 à 350 places mais aussi concurrencer directement le Dreamliner de l'américain Boeing.

"Cette cérémonie montre la confiance que nous avons dans cette industrie, malgré la crise actuelle (...) Nous manifestons ainsi que nous croyons en l'avenir de l'aviation", a déclaré mercredi Thomas Enders, patron d'Airbus, devant un parterre de salariés du groupe et de représentants politiques locaux. Un millier de personnes devraient travailler sur ce site à partir du troisième trimestre 2010.

Le premier vol d’essai de l’A350 est lui attendu pour 2012, les premières livraisons dans le courant de l’année 2013. Le directeur général d'Airbus, Fabrice Brégier, s'est montré confiant dans la tenue des délais de livraisons, estimant avoir tiré les leçons des retards de près de deux ans de son très gros porteur, l'A380. Le Dreamliner d’Airbus devrait être livré avec un retard de près de deux ans sur le calendrier initial, au premier trimestre 2010. Selon les prix catalogue, l’A350 coûte en moyenne 240 millions de dollars. 478 commandes nettes ont d’ores et déjà été enregistrées.




La recherche d'exoplanètes en plein essor

15 01 2009

( Boris Cambreleng - Agence France-Presse - Paris ) - La détection et la caractérisation de planètes extérieures à notre système solaire, ou exoplanètes, est une branche nouvelle de l'astronomie aujourd'hui en plein essor avec une multiplication des découvertes grâce à des instruments de plus en plus performants.

Le 12 janvier, «la première découverte d'une planète par une équipe sino-japonaise a été annoncée», a relevé Marc Ollivier, astronome adjoint à l'Institut d'astrophysique spatiale, lors d'une conférence de presse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) organisée à l'occasion du lancement de l'Année mondiale de l'Astronomie.

«Ça évolue vite», avec déjà deux nouvelles planètes découvertes depuis le début de l'année. Au dernier décompte, «il y avait 335 exoplanètes officiellement identifiées, réparties dans 285 systèmes planétaires, dont 35 sont des systèmes multiples, c'est à dire à plusieurs planètes», ajoute l'astronome, précisant que «pour l'instant, le plus gros comporte cinq planètes».

Huit planètes, ainsi que d'autres corps célestes plus petits, gravitent autour de notre Soleil.

Dans plus de 9 cas sur 10, les exoplanètes, situées à des distances infiniment supérieures, sont détectées indirectement. Les deux méthodes les plus utilisées sont la vitesse radiale, c'est-à-dire l'effet gravitationnel qu'elles exercent sur leur astre, et, lorsqu'un système est observable par la tranche, les micro-éclipses qu'elles provoquent en passant devant leur astre.

Le satellite français CoRot, lancé en 2006, a permis de multiplier les découvertes de planètes extrasolaires. Au total, 62 ont été détectées en 2007 et autant en 2008.

Elles sont caractérisées par une grande diversité, l'objet le plus léger faisant deux fois la masse de la lune et les objets les plus lourds plusieurs fois celle de Jupiter.

Pour une même taille, leur densité peut varier d'un facteur 12.

«C'est la masse du noyau qui sert à former ces planètes qui est le facteur déterminant: ce paramètre dépend de la métallicité de l'étoile autour de laquelle tourne la planète», explique Marc Ollivier.

On commence à détecter des planètes de petite taille, qu'on suppose solides, d'une masse équivalente à celle de la Terre.

«Ce sont les performances instrumentales qui s'améliorent qui permettent de détecter ces objets», précise M. Ollivier.

Autre fait marquant, on trouve des exoplanètes autour de tous les types d'étoiles, de celles de petite taille -- 40% du diamètre du soleil -- jusqu'à celles qui font plusieurs dizaines de fois la taille du soleil.

En 2008, on a observé des planètes dans des disques protoplanétaires, c'est à dire des systèmes très jeunes, encore en formation, avec des planètes déjà formées en leur sein, ainsi qu'autour d'étoiles en fin de vie comme les pulsars.

Alors que la découverte de la première exoplanète ne remonte qu'à 1995, les connaissances progressent à grands pas. L'atmosphère de certaines planètes peut être analysée grâce à la spectroscopie, et certains posent dès lors la question de leur habitabilité.

Finalement, les exoplanètes devraient pouvoir aider à mieux cerner les origines de la vie sur Terre et savoir si «notre système solaire est un cas complètement particulier ou un cas complètement générique», commente Marc Ollivier.